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Santé publique : le Mali plaide pour un meilleur accès au sang et pour l’éradication du paludisme

  • 28 août 2025
  • 1 min de lecture

 

« Nous devons renforcer la gouvernance et moderniser nos infrastructures pour sauver davantage de vies », a insisté Dr Abdelaye Keïta lors de la 75ᵉ session du Comité Régional de l’OMS Afrique tenue à Lusaka, en Zambie. Le Mali a profité de ce rendez-vous continental, placé sous le thème « Construire ensemble une Afrique en meilleure santé », pour mettre en lumière deux priorités de santé publique : la sécurité transfusionnelle et la lutte contre le paludisme.

 

Concernant l’accès au sang, le pays dispose déjà d’un cadre juridique et de comités d’hémovigilance actifs dans certains hôpitaux. Le Centre national de transfusion sanguine assure la production de concentrés globulaires, de plaquettes et de plasma, mais les ruptures de stock et le faible nombre de dons bénévoles restent des obstacles majeurs. Pour y remédier, Bamako plaide pour une décentralisation des services, un approvisionnement durable en intrants critiques et une meilleure coordination nationale.

 

Sur le volet paludisme, le Mali a enregistré des progrès notables, notamment dans la réduction de la mortalité et l’élargissement de la couverture vaccinale. Mais, comme l’a souligné Bouyagui Traoré, Conseiller technique en santé, les défis demeurent : manque de financements, insécurité persistante et pressions épidémiologiques. Il appelle à un soutien technique et financier renforcé des partenaires pour permettre au pays de rester dans la trajectoire des objectifs mondiaux d’élimination du paludisme d’ici 2030.

 

La participation du Mali à cette rencontre régionale témoigne de sa volonté de rester engagé dans les grandes batailles sanitaires du continent. Les prochaines années seront décisives pour transformer ces plaidoyers en résultats tangibles sur le terrain.

 

Oura KANTÉ

Malikunafoni

 

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