Santé : le nouveau bureau du Syndicat des Médecins du Mali mise sur le dialogue plutôt que la grève
- 26 févr.
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« Nous pouvons traiter nos problèmes sans forcément aller en grève. » Par cette déclaration, le nouveau secrétaire général du BEN-SYMEMA, Dr Boubacar Niaré, a donné le ton d’une nouvelle ère syndicale placée sous le signe de l’apaisement et de la concertation. Mercredi 24 février 2026, la nouvelle équipe dirigeante du SYMEMA a été reçue par la ministre de la Santé et du Développement social, le Médecin Colonel-major Assa Badiallo Touré. Au-delà d’une simple visite de courtoisie, cette rencontre marque un premier jalon dans la redéfinition des rapports entre le département et l’organisation syndicale des médecins.
Un syndicalisme « rénové »
Installé le 31 janvier dernier à Bamako, le nouveau bureau entend imprimer sa marque. Son secrétaire général affiche une ambition claire : privilégier l’unité interne et promouvoir un syndicalisme responsable, capable de formuler des propositions concrètes sans recourir systématiquement au bras de fer.
La signature prochaine d’un pacte de stabilité sociale a d’ailleurs été annoncée, en cohérence avec les orientations gouvernementales. Une démarche qui traduit la volonté du syndicat de s’inscrire dans une dynamique de collaboration plutôt que d’opposition.
Des attentes fortes sur les conditions de travail
Les membres de la délégation ont salué l’écoute et l’engagement de la ministre, notamment en ce qui concerne l’amélioration du plateau technique et les efforts de modernisation des structures sanitaires. Ils ont également insisté sur la nécessité de consolider les acquis sociaux et professionnels des agents de santé.
Face à eux, la ministre a rappelé que la communication demeure l’outil essentiel pour prévenir les crises et résoudre les incompréhensions. Elle a encouragé les responsables syndicaux à faire remonter régulièrement les préoccupations du terrain afin d’y apporter des réponses adaptées.
Priorité au professionnalisme et au service public
Le Médecin Colonel-major Assa Badiallo Touré a, de son côté, réaffirmé son engagement à accompagner le personnel socio-sanitaire. Mais cet appui s’accompagne d’exigences : assiduité, formation continue, amélioration de l’accueil des patients et professionnalisme accru au sein des structures de santé.
À travers cette première prise de contact, le message est clair : l’heure est à la co-construction. Si les engagements annoncés se concrétisent, cette nouvelle dynamique pourrait contribuer à stabiliser durablement le climat social dans le secteur de la santé, au bénéfice direct des populations maliennes.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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