Sanglante agression au quartier hippodrome : Le boutiquier mortellement agressé dans son magasin



Règlement de comptes ou simple dispute ayant mal tourné ❓


* L'agresseur n'a rien emporté : ni argent, ni article ! Tout était en place y compris, la somme de Vingt Deux Mille Cinq Cent (22.500) Francs CFA dans le comptoir. La victime, le propriétaire des lieux baignait dans une mare de sang. Et personne n'a entendu ni coup de feu ni cri. Étrange ! Que s'est-il donc passé là, dans la boutique de celui que l’on appelle affectueusement «KOROBÔRÔ KÊ» ❓*

Les faits se sont déroulés le lundi 04 avril 2022 aux environs de 03 heures du matin. Il nous revient que la commissaire divisionnaire AWA SININTA en charge du commissariat du 17ème Arrondissement de Bamako a été alertée par un nommé Mohamed Moustapha Touré, livreur chargé d’approvisionner la boutique en question en pain. C’est ce dernier qui a donc vu son client baignant dans une mare de sang au sol près du comptoir. Etait-il mort ? Pas si sûr !

Selon donc les témoignages du Livreur de pain, la porte de la boutique était curieusement et grandement ouverte à cette heure-ci. Inhabituel ! Et personne ne répondit à son appel. Bizarre !

Alors, notre Livreur s'introduisit dans la boutique et vit la scène : le malheureux était allongé sur le dos et couvert de sang.

Informée, la compol AWA SININTA confia l'enquête à son Adjoint, le Commissaire Adama Kita Diallo.

Une équipe se rendit alors sur le lieu de l’agression et constata que le malheureux était encore en vie. Elle sollicita alors le concours de la Protection Civile pour le transport de la victime à l'hôpital pour sa prise en charge médicale.

Les policiers firent un second constat : deux (02) vigiles d'une société de gardiennage étaient en service de garde devant un domicile en face de la boutique de «KOROBÔRÔ KÊ».

Interrogés, les deux gardiens se montrèrent étonnés. Ils dirent n’avoir rien vu, rien entendu. Aucun bruit, aucun coup de feu ou cri.

A leurs dires, il s’agirait peut-être d’une agression perpétrée par un client en colère ou d’un règlement de comptes. Faut-il les croire ?

En tout état de cause, le crime parfait n'existant pas, l'équipe du commissaire divisionnaire AWA SININTA est à pied d’œuvre en vue de détecter tout indice permettant d’arrêter le mystérieux agresseur. Certainement que le témoignage de la victime elle-même aidera en cela…, s’il revenait à la vie.

Affaire à suivre....

Source : Bamananden, Journal Kojugu Kelebaa