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Redevabilité dans les PDESC des Communes La CN-CIEPA/WASH et l’AMAPROS mettent en avant


La séance de partage et d’internalisation de la journée de plaidoyer pour la prise en compte dans les Programmes de Développement, Economique, Social et Culturel (PDESC) des communes de Tioribougou-Nossombougou-Ouolodo, des actions de redevabilité favorisant l’accès de leurs populations aux services d’eau potable d’hygiène et d’assainissement, était au centre d’une conférence de presse, tenue le mardi 10 octobre 2023, à la CN-CIEPA/WASH.

Il faut préciser que la note de plaidoyer est conçue afin de soutenir la journée de plaidoyer organisée par la CN-CIEPA/WASH et les trois communes, en partenariat avec l’AMAPROS, avec l’appui financier de DIAKONIA. Il ressort des données que pour assurer l’accès de tous les maliens aux services sociaux de base notamment l’Eau Potable et l’Assainissement, les acteurs de la société civile se sont battus afin que ces services soient reconnus comme droit constitutionnel dans la nouvelle loi fondamentale de juillet 2023.

Elles notent que le projet « Renforcement des capacités des organisations de la société civile pour leur participation au processus démocratique à la gestion transparente des ressources publiques et à la lutte contre la corruption », mis en œuvre par AMAPROS sur financement de DIAKONIA en partenariat par la CN-CIEPA, a été d’un précieux apport dans cette reconnaissance, fruit d’efforts conjugués.

A travers les différents objectifs, il s’agit de : contribuer à la prise en compte dans les PDESC des communes de Tioribougou, Ouolodo et Nossombougou les questions de redevabilité en vue de favoriser l’accès des populations à l’eau, l’hygiène et l’assainissement ; amener les élus communaux de Tioribougou, Nonssombougou et Ouolodoà percevoir la nécessité de prendre en compte les questions de redevabilité dans leurs PDESC en matière d’accès aux services EHA ; amener les élus communaux de Tioribougou, Nonssombougou et Ouolodo à relire leurs PDESC en vue de prendre en compte les principes de bonne gouvernance et de transparence en matière d’EHA.

Le Directeur Exécutif de la CN-CIEPA/WASH, M. BoureïmaTabalaba, a précisé que la note de plaidoyer comporte les points suivants : la Gouvernance et la législation ; l’approche basée sur les droits ; la transparence-effectivité et la probité morale ; la mobilisation financière exogène et endogène ; la participation citoyenne et le contrôle citoyen de l’action publique ; l’inclusion et la réduction des inégalités ; le suivi/évaluation.

« A l’issue de la présentation du thème de la journée de plaidoyer, les participants ont soulevé des préoccupations portant sur la faible mobilisation des fonds endogènes (le non payement des taxes et impôts) et les faibles moyens financiers pour tenir des espaces de redevabilité (qui tout de même « ont un coût »). En dépit de ces préoccupations, les maires, aux noms de leurs conseils communaux respectifs se sont engagés à inscrire dans leurs PDSEC la dimension redevabilité comme outil de bonne gouvernance. Des préoccupations relatives au financement des maternités rurales par les fonds publics ont été abordées avec des commentaires et des propositions », a-t-il souligné.

Selon lui, les recommandations ont porté sur un seul point, à savoir : initier des cadres de réflexion pour la mobilisation des ressources internes des trois communes en vue du financement des PDSEC. Aux dires de M. Tabalaba, il y a eu aussi les signatures des engagements par les Maires. Au nom de l’AMAPROS, le Coordinateur Yaya Bouaré a noté qu’il s’agit surtout de lutter contre la corruption et favoriser l’accès aux services sociaux de base au profit des communautés les plus vulnérables.

Selon lui, la CN-CIEPA les sert de sentinelle pour pouvoir attirer les décideurs à pouvoir changer des politiques et décisions qui favoriseront l’accès aux services sociaux de base dans le domaine du WASH. Il estime qu’il y a déjà des résultats très palpables sur le terrain en termes de révision des nouvelles politiques et nouveaux programmes WASH qui ont pris en compte certains aspects comme les principes de gouvernance et de redevabilité au niveau national, mais aussi la constitutionnalisation du droit d’accès à l’eau table.

« Il y a de cela quelques jours, nous étions à Tioribougou pour échanger avec les élus et les autres acteurs de la société civile des Communes de Tioribougou, Nonssombougou et Ouolodo pour qu’ils puissent prendre en compte ces aspects dans leurs PDESC qui sont des documents de développement à la base. Cette activité a été une réussite. Elle a été appréciée par l’ensemble des acteurs », a ajouté M. Bouaré.

Source : La Rédaction du Mali par Tougouna A. TRAORE

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