Ramadan : quand le Sala Walé Walé rapproche tradition et action publique
- 1 mars
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« Nos traditions sont un pont entre les générations. » C’est dans cet esprit que la soirée de Sala Walé Walé a pris place, après la prière nocturne du Ramadan, dans la cour du domicile de la ministre de la Santé et du Développement social, le médecin Colonel-major Assa Badiallo Touré. Il était environ 20h30 lorsque les membres du groupe Sala Walé Walé ont franchi le portail de la résidence ministérielle. Les échos des salutations, mêlés aux bénédictions échangées à l’issue de la prière de Tarawih, ont rapidement transformé la rencontre en un moment à la fois spirituel et culturel.
Une tradition remise à l’honneur
À l’origine de cette initiative, le ministère en charge de la Jeunesse, de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, dirigé par Abdoul Kassim Ibrahim Fomba. Depuis le dixième jour du mois de Ramadan, une dynamique est enclenchée pour faire revivre cette pratique profondément ancrée dans les habitudes sociales maliennes.
Le Sala Walé Walé ne se limite pas à une simple visite de courtoisie. Il incarne une forme d’expression collective où se rencontrent foi, héritage culturel et respect des aînés. En période de jeûne, alors que le pays vit au rythme des prières et du partage, cette tradition vient renforcer les liens entre responsables publics et communautés.
Entre spiritualité et cohésion sociale
Recevoir le Sala Walé Walé chez une personnalité publique donne à l’événement une portée particulière. Autour de la ministre, membres du cabinet, responsables rattachés au département et voisins du quartier ont partagé ce moment marqué par la convivialité.
Pour la cheffe du département de la Santé, cette initiative dépasse le cadre religieux. Elle y voit un symbole de transmission des valeurs aux plus jeunes, de consolidation des attaches familiales et communautaires, mais aussi une marque de considération envers ceux qui portent la responsabilité publique.
En saluant l’initiative de son homologue de la Jeunesse, elle a souligné l’importance de préserver ces pratiques qui contribuent à l’équilibre social.
À l’heure où les sociétés évoluent rapidement, la réactivation de traditions comme le Sala Walé Walé pose une question plus large : comment conjuguer modernité institutionnelle et héritage culturel ? La réponse, peut-être, se trouve dans ces soirées où spiritualité et cohésion sociale se donnent rendez-vous sous les mêmes étoiles du Ramadan.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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