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Réunion statutaire du Comité SEEUDE : cap sur une planification renforcée et un suivi plus efficace des politiques sectorielles

  • 30 juil. 2025
  • 3 min de lecture

Le Comité de coordination du Secteur Eau, Environnement, Urbanisme et Domaines de l’État (SEEUDE) a tenu ce mardi sa première session statutaire de l’année, sous la présidence de M. Moussa Diarra, Secrétaire général du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable. Cette rencontre a rassemblé des représentants des départements sectoriels concernés ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers, dont l’OMS, l’UNICEF, GIZ-Mali Sanya, WaterAid, l’INSTAT, entre autres.

 

Créé par décret depuis 2007 et réorganisé par un arrêté interministériel en 2016, le Comité SEEUDE est chargé de piloter, avec l’appui de la Cellule de Planification et de Statistique (CPS), la coordination, la planification, le suivi budgétaire et l’harmonisation des activités liées à l’eau, à l’environnement, à l’urbanisme et à la gestion domaniale. Il joue également un rôle clé dans le suivi de plusieurs instruments stratégiques nationaux tels que le Cadre stratégique de la Refondation de l’État (CSRE 2022–2031), le Plan d’Action du Gouvernement (PAG 2025–2026), et la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable (SNEDD 2024–2033).

 

Une dynamique relancée mais des défis à relever

 

Dans son discours d’ouverture, M. Moussa Diarra a souligné l’importance du travail mené par la CPS pour alimenter les politiques publiques en données fiables. Il a cependant reconnu que le chemin reste parsemé de défis. En 2024, seules 13 des 33 activités programmées ont été réalisées (39 %), tandis que 52 % n’ont pas été engagées, en raison principalement de difficultés de financement et de retards dans le démarrage des projets soutenus par les partenaires.

 

L’année 2025 semble marquer une amélioration : à mi-parcours, 15 activités sont déjà exécutées (45 %), 17 sont en cours (52 %), et une seule reste à lancer. Cependant, le taux d’exécution financière reste faible. Sur une prévision globale de 879 millions FCFA, seules 60 millions ont été effectivement utilisées, soit 7 %. Les dépenses ont principalement porté sur la logistique et les fournitures de bureau.

 

Des perspectives mieux structurées pour le second semestre

 

Pour le second semestre de l’année, 25 nouvelles activités sont inscrites à l’agenda du SEEUDE. Le budget prévisionnel s’élève à plus de 819 millions FCFA. Ce montant devrait être couvert à 85 % par le PHASAOC, à 10 % par le PRTD, et à 5 % par le programme DGIS/ASWA III/UNICEF. Ce soutien multilatéral illustre l’engagement des partenaires à accompagner le Mali dans la mise en œuvre de ses politiques publiques environnementales et urbaines.

 

Par ailleurs, le taux d’occupation du personnel au sein de la CPS-SEEUDE reste un point d’attention : sur les 38 postes prévus, 22 sont pourvus, soit 58 %. La récente nomination des chefs d’unités par arrêté en mai 2025 constitue toutefois une avancée dans la structuration des équipes.

 

Vers une gouvernance plus intégrée et fondée sur les données

 

En clôturant la session, le président du Comité a appelé à une meilleure synergie entre les acteurs étatiques et les partenaires techniques pour garantir la performance du secteur. Il a insisté sur la nécessité d’ancrer davantage la planification sur les réalités du terrain, tout en renforçant les capacités opérationnelles de la CPS.

 

Cette réunion constitue ainsi une relance technique attendue pour un secteur transversal au cœur des ambitions nationales de refondation, de développement durable et de gouvernance fondée sur les données.

 

Oura KANTÉ

Malikunafoni

 

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