Réforme de la justice : les magistrats maliens en session d’appropriation des nouveaux textes fondamentaux
- 17 juil. 2025
- 2 min de lecture

Vers une justice plus adaptée, plus efficace et plus proche des enjeux actuels.
Le mardi 15 juillet 2025, la justice malienne a franchi une nouvelle étape dans sa transformation avec l’ouverture officielle du Forum national des magistrats sur les textes législatifs récemment promulgués. Présidée par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, cette rencontre vise à renforcer la maîtrise et l’application des nouveaux fondements juridiques du pays.
Organisé avec l’appui de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), le forum réunit à Bamako des magistrats venus de toutes les régions du Mali, aux côtés d’experts et de facilitateurs, pour une session technique axée sur la compréhension des grandes réformes introduites dans le Code pénal, le Code de procédure pénale et la Loi sur l’organisation judiciaire.
Une refonte ambitieuse du droit pénal malien
Adoptés le 13 décembre 2024, les nouveaux textes marquent un tournant historique dans l’arsenal juridique national. Le Code pénal passe de 328 à 702 articles, et le Code de procédure pénale de 634 à 1 373 dispositions. Cette extension traduit la volonté d’offrir un cadre juridique plus complet, mieux structuré et en phase avec les réalités contemporaines.
Selon le ministre Mamoudou Kassogué, cette réforme permet désormais au Mali de mieux affronter les défis liés à la criminalité moderne, en intégrant des dispositions spécifiques sur des infractions complexes telles que la traite des êtres humains, l’esclavage, le trafic de migrants ou encore la criminalité transnationale.
Harmoniser l’interprétation pour renforcer la justice
L’objectif principal du forum est de permettre aux magistrats de s’approprier ces innovations, afin d’en assurer une application cohérente et uniforme sur l’ensemble du territoire. Les échanges porteront également sur les implications concrètes de ces textes dans la gestion des affaires judiciaires, et sur leur articulation avec les engagements internationaux du Mali en matière de droits humains et de sécurité.
La formation et l’unification de la jurisprudence sont également au cœur des travaux, dans un contexte où la justice est appelée à jouer un rôle clé dans la consolidation de la paix sociale, la lutte contre l’impunité et la promotion de l’État de droit.
Une mobilisation nationale et internationale
La cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence de plusieurs personnalités de haut rang, dont l’ambassadrice des États-Unis au Mali, le Coordinateur résident du Système des Nations Unies, des membres du cabinet ministériel, ainsi que des responsables des juridictions et parquets.
Cette mobilisation reflète l’importance stratégique accordée à la réforme judiciaire, perçue comme l’un des piliers de la refondation institutionnelle du pays. Elle consacre aussi le soutien des partenaires techniques et financiers à l’effort de modernisation du système judiciaire.
En initiant ce forum, les autorités entendent poser les bases d’une justice malienne plus efficace, plus équitable et plus résiliente face aux défis de son temps. Une justice au service du citoyen et de la stabilité.
Oura KANTÉ
Malikunafoni




































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