Protection des cultures : l’OPV face aux nouveaux défis phytosanitaires
- malikunafoninet
- 10 janv.
- 2 min de lecture

Près de 177 000 hectares de cultures menacées ont été surveillés en 2025, dans un contexte marqué par une pression accrue des ravageurs et des aléas climatiques. Ce chiffre résume à lui seul l’ampleur du travail abattu par l’Office de Protection des Végétaux (OPV), au cœur des échanges lors de la 22ᵉ session ordinaire de son Conseil d’administration.
Les travaux ont été officiellement ouverts ce jeudi 8 janvier 2026, dans les locaux de l’Office, par le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Garantigui Traoré, représentant le ministre Daniel Siméon Kelema. Administrateurs, responsables techniques et partenaires étaient réunis pour faire le point sur l’action de l’OPV et définir les priorités à venir.
Au menu de cette session, plusieurs documents stratégiques soumis à l’examen du Conseil, notamment le bilan des activités menées en 2025, le programme de travail de l’année 2026 et le projet de budget correspondant. Des décisions attendues pour orienter l’intervention de l’Office dans un secteur agricole confronté à des risques sanitaires de plus en plus complexes.
Revenant sur l’exercice écoulé, le représentant du département de tutelle a salué des résultats jugés encourageants. Malgré les difficultés, l’OPV est parvenu à maîtriser des foyers d’infestation sur 176 906 hectares, dont plus de 118 000 hectares effectivement traités, contribuant ainsi à la sécurisation des récoltes et des revenus agricoles.
L’année 2025 a également été marquée par un effort soutenu en matière de formation. Agents techniques, brigades phytosanitaires villageoises et producteurs ont bénéficié de sessions de renforcement de capacités, axées sur la prévention et la gestion des ravageurs et maladies des cultures, afin d’améliorer la vigilance au niveau local.
Pour 2026, les ambitions sont revues à la hausse. Les objectifs de prospection et de traitement couvrent désormais plus de 400 000 hectares, tandis que plusieurs milliers de producteurs et de brigades villageoises devraient être formés. Une montée en puissance qui s’accompagne d’une nouvelle orientation stratégique.
Selon la Direction générale de l’OPV, la digitalisation de la surveillance phytosanitaire constituera l’un des axes majeurs de l’année en cours, avec pour objectif d’optimiser le suivi des zones à risque et la rapidité des interventions sur le terrain.
En clôturant la cérémonie d’ouverture, les responsables ont tenu à reconnaître l’appui des partenaires techniques et financiers, dont le soutien demeure essentiel à la préservation du patrimoine végétal national. Les conclusions de cette 22ᵉ session sont désormais attendues pour consolider les acquis et renforcer la résilience du secteur agricole face aux menaces phytosanitaires futures.
Oura KANTE
Malikunafoni










































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