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Présidence de l’ADEMA : Adama Sangaré, pressenti pour succéder à f. Marimatia Diarra


La ruche va-t-elle signer son arrêt de mort ? Puisque c’est désormais acté, le Maire du District de Bamako, Adama Sangaré, est déjà entré en campagne pour succéder à feu Marimantia Diarra. Des articles de presse annoncent déjà la bataille que le Maire du District de Bamako s’apprête à engager et les rencontres nocturnes se multiplient pour que cet homme politique malien, qui bat le record en termes d’emprisonnement suite à son implication dans plusieurs affaires sales, dont certaines ne sont toujours élucidées par la justice, arrive à la tête de ce grand parti de Alpha Oumar Konaré.

La question qui se pose aujourd’hui est de savoir si les abeilles vont commettre cette grosse bourde en mettant le Maire du District Adama Sangaré à la tête de la ruche ? L’Adema mérite-t-elle Adama Sangaré à sa tête, surtout au moment où l’on parle de la refondation du Mali ? Mieux, à un moment où les partis politiques sont à la reconquête de la confiance des Maliens ? La personnalité de Adama Sangaré rassure-t-elle les Maliens ? Voilà les multiples questions qui seront soumises à la réflexion de la grande famille des abeilles dans les prochains jours, les tractations ayant déjà commencé pour faire de Adama Sangaré le successeur de feu Marimantia Diarra.

Certaines presses l’annonce d’ailleurs déjà comme favori au mépris des fondements et des valeurs de l’Adema. En effet, de mai 1991 à la chute du général Moussa Traoré, l’Adema, qui reste une des premières forces politiques du pays, a toujours été dirigée par un cadre qui a une forte personnalité, à l’image des présidents Alpha Oumar Konaré, feu Ibrahim Boubacar Kéita et Dioncounda Traoré, qui ont été les trois premiers à diriger la ruche.

Après, ce fut le tour de Tiémoko Sangaré, puis vint Marimantia Diarra, décédé le dimanche 23 juillet dernier. En un mot, être président de l’Adema implique une grande responsabilité et une grande moralité. Pour preuve, au cours des trente dernières années, les présidents du parti ont eu à diriger le pays et à être président de l’Assemblée Nationale du Mali. Le PASJ a toujours été parmi le peloton de tête au nombre des députés et des conseillers communaux depuis l’avènement de la démocratie.

Alors l’on se demande si le passé judiciaire peu glorieux de Adama Sangaré lui permettra l’autorité suffisante pour relever les défis liés à la fonction de la présence de l’Adema ? En effet, rarement un maire a visité autant de fois la prison que Adama Sangaré au Mali. Il y a été plus de trois fois. Pour rappel, en 2012, Adama Sangaré est incarcéré pour faux et usages de faux. Il est relaxé le 29 août 2013, soit deux semaines après la tenue de l’élection présidentielle.

Son mandat de maire de Bamako a expiré en 2014, mais aucune élection municipale n’a été tenue depuis pour le remplacer à ce poste. Il se présente aux élections municipales de 2017 qui seront finalement avortées. En 2018, il soutient la réélection du président Ibrahim Boubacar Kéita. En octobre 2019, il est placé à nouveau sous mandat de dépôt pour faux et infraction aux biens publics concernant un contrat d’éclairage public remontant à 2010 ; une arrestation qui s’inscrivait dans le cadre de l’opération mains propres lancée par le ministre de la justice, Malick Coulibaly. Il est remis en liberté provisoire le 22 mai 2020.

Source : La Rédaction par Seydou DIALLO

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