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Pour violation de son espace aérien et intimation des FAMa: Le Mali attaque la France devant les N.U


Les faits reprochés à la France sont d’une extrême gravité au point de motiver une interpellation forte du secrétaire général des Nations Unies, le portugais Antonio Guterres, appeler à trancher entre nos deux pays sur les agissements des militaires français dans l’espace aérien malien. C’est au travers une correspondance, en date du 16 août 2022, adressée au #Conseil de #sécurité par les Autorités maliennes et à toutes les missions diplomatiques informant les Membres de l’Institution onusienne et les Autorités des pays d’accueil sur les comportements des français au Mali et la volonté du Gouvernement du Mali à engager des poursuites contre la France devant les Nations Unies et menace de faire usage de son droit d’autodéfense


Tous les faits incriminés sont consignés dans un mémorandum annexé à ladite correspondance. Qui stipule ce qui suit : « Au nom du gouvernement du Mali, je tiens à appeler votre attention sur des actes graves qui sont de nature à porter atteinte à la paix et à la sécurité internationales… ». La saisie est adossée à un argumentaire de poids qui fait référence des constats bien renseignés rendus possible grâce à des acquisitions des moyens modernes d’observation et de surveillance de l’espace aérien malien. Lesquels moyens ont permis de constater des violations non seulement répétées mais fréquentes de notre espace aérien par les forces françaises, en y faisant voler des vecteurs aériens tels que des drones, des hélicoptères militaires et des avions de chasse, sans autorisation des Autorités maliennes. Au total 50 cas délibérés de violation de l’espace aérien malien par des aéronefs étrangers ont été enregistré. Il a été établi que ces vols ont été effectués par les forces françaises sous différentes formes. Les faits constatés vont des actes d’indiscipline caractérisés, aux refus d’obtempérer aux instructions des services de contrôle aérien.

En outre, il a été également constaté des cas d’extinction des transpondeurs dans le but de de se soustraire au contrôle. Les mêmes forces ont été pris dans le flagrant délit de falsification de documents de vol, ainsi que des cas d’atterrissage d’hélicoptères dans des localités hors aérodromes, sans autorisation préalable. De nombreux vols d’avions de renseignement et de drones évoluant à haute altitude ont été notés aussi. Ces avions et drones se livraient à des activités considérées comme espionnage, de l’intimidation voire de la subversion. Le tableau listant ces incidents aériens est suffisamment renseigné pour justifier non seulement la saisine du Conseil de sécurité des Nations Unies pour disposition à prendre pour rappeler la France à respecter la souveraineté d’un Etat membre des Nations Unies, mais d’alerter le Conseil de sécurité sur d’éventuel usage du Mali de son droit à l’autodéfense de son territoire.

Pour rappel, selon la correspondance, le 20 avril 2022, un drone français a été observé au-dessus de Gossi. Cette présence illégale avait été rapportée aux FAMa, depuis le 19 avril 2022. Ledit drone était présent à partir de 11heures 45 évoluant à moyenne altitude pour espionner les FAMa. En plus de ces actes d’espionnage, les forces françaises se sont rendues coupables de subversion en publiant des images collectées par leur drone, montrant des civils tués. Des résultats de l’enquête judiciaire menées par les services compétents du Mali, il a été établi que les corps y avaient déposés bien avant l’arrivée des forces maliennes à Gossi. Cette communication malheureuse avait pour objectif de tenir l’image et d’accuser les forces armées maliennes engagées pour la libération de leur territoire, la protection et la sauvegarde de leurs populations éprouvées par une longue crise.

Le 21 avril 2022 également, une patrouille de Mirage 2000 a survolé à plusieurs reprises, sans coordination préalable, un convoi FAMa en partance pour renforcer le dispositif de l’emprise de Gossi. Cette manœuvre s’inscrivait dans une dynamique d’intimidation de nos forces.

Le 15 juin 2022, l'avion de transport tactique Casa 295 de l'Armée de l'Air du Mali a été harcelé par des aéronefs de combat appartenant à #Barkhane, alors que l'aéronef malien effectuait des rotations entre des aérodromes situés en territoire malien. L'aéronef français inconnu, qui ne s'est jamais annoncé à la radio, a effectué des manœuvres dangereuses autour de l'avion malien, perçues comme des tentatives d'intimidation.

En outre 06 août 2022 : #Barkhane confirme dans un communiqué officiel avoir mené des opérations aériennes contre de présumés terroristes dans la zone de Talataye. Lesdites opérations unilatérales n'ont pas été coordonnées avec les #FAMa.

De plus, dans le secteur de #Lerneb, la nuit du 06 au 07 août 2022 vers 03h 30mn du matin, un hélicoptère a atterri aux environs de la forêt de #Ougrich au sud de Lerneb et #Aratène, cercle de Goundam, région de #Tombouctou. L’hélicoptère a embarqué 2 éléments d’#Ibrahim Ag Baba, #lieutenant d’#Abou Talha, chef de l’émirat de Tombouctou pour une destination inconnue.

Le 08 août 2022, à 37 Km de #Tessit, survol des renforts Fama de Gao en mouvement vers Tessit par un hélicoptère Chinook dans la direction opposée de progression. Le Chinook, surpris dans ses activités, a subitement repris de l'altitude. Les recoupements du PCIAT Est auprès des partenaires n'ont pas permis de confirmer l'origine de l'aéronef.

Toujours, le 08 août 2022 à 12h55mn, une patrouille des FAMa est sortie de Labbezanga pour rechercher en vain un colis largué par Barkhane à 03 Km Est dudit poste. Tout au long du processus de transfert aux autorités maliennes de l’aérodrome de Gao et de l’espace aérien du Nord, depuis l’annonce du retrait de Barkhane, les aéronefs militaires maliens ont fait l’objet d’entraves régulières, par des manœuvres retardatrices visant à réduire leur efficacité et à rallonger leurs délais de réaction. Face à la multiplicité de ces d’agression contre la souveraineté de l’intégrité territoriale d’un #Etat #membre des Nations unies, le Gouvernement du Mali a publié les communiqué n°009 et 028 respectivement du 12 janvier et du 26 avril 2022. A travers ces communiqués, le Conseil de sécurité a été informé des agissements des français au Mali.

Selon la lettre du gouvernement malien, c’est en raison des suspicions de manœuvres de déstabilisation de la France qu’il s’est formellement opposé à la demande de soutien aérien de la France au profit de la #MINUSMA pour ne pas lui permettre de transformer la mission des Nations Unies en une opération subversive visant à fragiliser davantage le Mali et la région du Sahel. Au regard donc du Droit international, le gouvernement du Mali estime que ces actes de la France constituent une agression, qui est définie, selon la résolution 3314 (XXIX) de l’Assemblée générale des Nations Unies du 14 décembre 1974, comme «l’emploi de la force armée par un Etat contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’Indépendance politique d’un autre Etat ou de toute autre manière incompatible avec la Charte des Nations Unies…». Ainsi le #Gouvernement du Mali invite le Conseil de sécurité des Nations Unies, garante de la paix et de la sécurité internationale à œuvrer afin que la république française cesse immédiatement ses actes d’agression contre le Mali. En outre, la France, membre permanent du Conseil de sécurité, devrait se conformer à la légalité internationale, en respectant les dispositions pertinentes de la Charte des Nations Unies.

Le Gouvernement du Mali d’avertir le Conseil de sécurité des Nations Unies en ces termes «… En cas de persistance dans cette posture qui porte atteinte à la stabilité et à la sécurité de notre pays, le Mali se réserve le droit de faire usage de la légitime défense, conformément à l’article 51 de la Charte des Nations Unies… ». Au regard du ton et de la méthode employés par les Autorités maliennes, il convient de noter que cette menace du Mali doit être prise au sérieux. Maintenant qu’officiellement les forces françaises ont définitivement quitté le sol malien, toutes possibilités d’amalgame est écarté quant à toute infiltration ou violation de l’espace aérien malien. Car, toutes les infiltrations ou violations de notre espace aérien ne pourra provenir que des territoires nigérien ou burkinabé, où Barkhane a élu domicile. Dans ce cas de figure, le Mali serait en phase avec le droit international pour apporter la réponse nécessaire et proportionnel à l’acte répréhensif posé par l’ennemi.

Note de synthèse de la rédaction

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