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Périls sur le respect du calendrier de la Transition : L’Appel du 20 Février 2023 s’inquiète...


La Coordination des Organisations de l’Appel du 20 Février 2023 pour Sauver le Mali a animé une conférence de presse le samedi 05 août 2023, sur le thème : « Actualité nationale et internationale ».

Selon le Coordinateur Général de cette Organisation, M. Cheick Mohamed Chérif Koné, dans son engagement à sauver le Mali, la Coordination a été scandalisée par l’attitude des autorités de la Transition du Mali en déphasage manifeste avec leur mandat, suite au coup d’Etat perpétré en République du Niger, notamment : l’absence de réaction immédiate, encore moins de condamnation, la déclaration de guerre illégale, insensée, scandaleuse et ridicule suite aux sanctions envisagées dans le cadre de l’UEMOA et de la CEDEAO, le dimanche 30 Juillet 2023, la menace de retrait du Mali de la CEDEAO au cas où celle-ci décidait d’inquiéter les auteurs de ce coup de force, unanimement condamné par la communauté internationale.

M. Koné a rappelé que l’engagement du Mali en guerre est strictement règlementé pour être décidé sur un coup de tête : relève que cette façon cavalière de faire caractérise l’apologie du coup d’Etat, une semaine seulement après la promulgation d’une constitution qui en fait un crime imprescriptible contre le peuple malien (article 187 : « Tout coup d’Etat ou putsch est un crime imprescriptible contre le Peuple malien »). Il a noté que leur Organisation retient que la violation de la procédure de déclaration de guerre décrite par la même constitution (réunion expresse du parlement article 117), confirme l’irrespect chronique de la Constitution et de la loi par les autorités de la transition.

« A cet égard nul ne pouvant entrainer à la légère toute une nation dans des aventures aussi périlleuses et sans rapport avec l’intérêt général, soutient que cette soi-disant déclaration de guerre est nulle et non avenue et ne saurait engager la République du Mali. S’agissant de la menace de retrait de la CEDEAO, plus qu’une méconnaissance des règles de fonctionnement de l’institution communautaire, dit qu’ elle procède d’un déni, tant des efforts déployés par le Mali dans la création de l’organisation, que des sacrifices consentis pour son essor et son rayonnement.

Reste formelle que ces comportements inappropriés des autorités maliennes de la transition, procédant d’une volonté d’auto défense et non de défense d’un pays voisin, traduisent par ailleurs leur addiction à la prise du pouvoir par la force des armes ( la violence), ainsi que leur volonté de l’ériger en principe dans un environnement national, régional et international pourtant démocratique », a fait comprendre le Coordinateur Général de cette Organisation, M. Cheick Mohamed Chérif Koné qui pense que tout observateur avisé sait qu’elles sont sur une pente glissante au regard des périls sérieux sur le respect du calendrier de la transition devant prendre fin le 29 mars 2024 avec l’installation d’un nouveau Président de la République dont l’élection est prévue pour le 24 février 2024.

A ses dires, la CEDEAO devant plus que ne jamais pleinement s’assumer en relevant le défi de théâtre des coups d’Etat et des putschs, en dépit de leur condamnation par les constitutions respectives de ses Etats membres, la Coordination réitère les termes de son Communiqué de Presse en date du 27 Juillet, exhortant les premiers responsables de l’organisation à rester intransigeants sur leur position salutaire pour le retour, sans délai, à l’ordre constitutionnel au Niger et le rétablissement de son Excellence Mohamed Bazoum, seul Président de la République légitime, dans ses fonctions.

Source : La Rédaction par Seydou DIALLO

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