Nuit du Migrant : quand la musique devient un outil de prévention contre la migration irrégulière
- 27 déc. 2025
- 2 min de lecture

« Quand l’art touche les consciences, il peut sauver des vies. » C’est dans cet esprit que s’est tenue, le mercredi 24 décembre 2025 à Bamako, la cérémonie de remise des prix de la Nuit du Migrant, présidée par le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher.
Organisé dans le cadre de la Journée internationale des migrants, célébrée les 18 et 19 décembre au Centre international de conférences de Bamako (CICB), l’événement a mis en avant la création artistique comme levier de sensibilisation face aux dangers de la migration irrégulière. Six artistes maliens ont présenté des œuvres musicales engagées, examinées par un jury composé de professionnels du monde culturel.
À l’issue des délibérations, trois artistes ont été récompensés pour la qualité artistique de leurs productions et la pertinence de leurs messages. Cheick Sirima Sissoko a remporté le premier prix doté d’un million de francs CFA. Il est suivi par Virginie Dembélé, deuxième lauréate avec une enveloppe de 750 000 francs CFA, tandis que Elmedhi s’est classé troisième et a reçu 500 000 francs CFA. Les trois autres candidats n’ont pas été oubliés, chacun bénéficiant d’un prix d’encouragement de 100 000 francs CFA.
Au-delà de la compétition, les œuvres primées traduisent la vitalité de la scène artistique malienne et sa capacité à porter des messages forts de prévention, d’espoir et de solidarité. Le ministre a souligné que ces productions ne resteront pas cantonnées au cadre événementiel : elles seront intégrées aux campagnes nationales de sensibilisation menées par son département afin de renforcer l’information sur les risques liés à la migration irrégulière.
Les lauréats deviennent ainsi de véritables ambassadeurs du ministère, appelés à s’engager aux côtés des services compétents dans la diffusion de messages de prévention, d’orientation et de protection des migrants. Une synergie entre art et action publique qui ouvre la voie à une approche plus humaine et plus efficace de la question migratoire, en faveur d’une mobilité mieux encadrée et respectueuse de la dignité humaine.
Oura KANTE
Malikunafoni




































Commentaires