Mali: les partisans d'Oumar Mariko se mobilisent pour demander sa libération


Depuis dix jours, Oumar Mariko est en prison. Le président du parti Sadi, figure de l'opposition, a été placé en garde à vue le 6 décembre, puis sous mandat de dépôt le 7. Il doit être jugé le 15 février pour des propos injurieux contre le Premier ministre de la transition, Choguel Maïga. Des propos tenus dans un message audio privé, qui a ensuite circulé sur les réseaux sociaux. Mariko et ses deux co-accusés contestent la légalité de la procédure. Le parti Sadi, lui, se mobilise pour exiger sa libération. Des rassemblements ont déjà eu lieu et d'autres sont prévus. Kolondieba est le fief électoral d'Oumar Mariko, qui fut député du cercle éponyme. Mardi 14 décembre, plusieurs centaines de personnes ont répondu à l'appel de son parti, le Sadi, qui organisait un rassemblement pour dénoncer la procédure judiciaire qui le vise. Koné est le deuxième adjoint du Sadi à Kolondieba. « Aujourd'hui, dit-il, nous demandons la libération de notre président, et non la dictature. La manière avec laquelle ils l'ont arrêté en disant qu'il a envoyé un message vocal, là... Il n'a pas insulté publiquement ! S'il ne l'a pas fait, la justice ne peut pas le mettre en prison comme ça ! La justice n'est pas claire. » Lundi, c'est à Koutiala, toujours dans la région de Sikasso, que les soutiens d'Oumar Mariko se rassemblaient. Il y avait des partis politiques alliés – en tout cas pour cette occasion –, des organisations de la société civile ; fut aussi remarquée la présence notable de pêcheurs, d'artisans, et surtout de paysans. Ali Dembele est le premier représentant du Sadi à Koutiala. Selon lui, « chaque fois qu'un président a des problèmes, c'est Mariko qu'on voit. Chez nous, ici, les riches sont en train d'accaparer les terres, Mariko nous défend. C'est pourquoi les agriculteurs, les paysans, les chauffeurs, les fonctionnaires d'en bas, tous les ouvriers défendent Mariko. C'est le défenseur des sans voix. » Le parti Sadi prévoit de nouveaux rassemblements dans les jours à venir à Bamako, Ségou, Niono ou encore Kenieba, pour exiger la libération d'Oumar Marikon.

Source : RFI

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