Mali: les assises de la refondation ont démarré, mais sans unanimité


À la veille du sommet des chefs d’État de la Cédéao, l’étape communale des « Assises nationales de la refondation » se sont ouvertes ce samedi 11 décembre au Mali. Ces consultations qui se poursuivront jusqu’au 30 décembre par des étapes régionales et nationales ont pour objectif de trancher sur un éventuel prolongement de la transition et de discuter sur les réformes prioritaires à appliquer dans le pays.

Dans les mairies ou les salles polyvalentes d’une majorité des localités du Mali, des notables ainsi que de simples citoyens se sont réunis tôt ce samedi pour la première journée des assises communales de la refondation. Au total, 538 communes ont été « reconnues praticables et sécurisées » sur les 749 identifiées par le comité d’organisation. Sur plusieurs étapes et jusqu’au 30 décembre, des recommandations sur treize thématiques allant de la défense à la sécurité en passant par l’éducation et les questions politiques et institutionnelles seront collectées. Une manière pour le gouvernement de transition d’« engager un véritable processus de refondation du Mali ». Selon lui, les conclusions de ce forum serviront d’outil pour établir un chronogramme détaillé en vue des prochaines échéances dont celles prévues pour des élections. Boycotts et blocages Pourtant, au-delà du principe, la méthode est décriée. Plusieurs partis et organisations ont décliné l’invitation, comme la coordination des mouvements et sympathisants de l’imam Dicko qui a décidé de boycotter ce rendez-vous. Elle déclare ne pas avoir été consultée et dénonce dans un communiqué « le clanisme des autorités de transition ». De son côté, le cadre stratégique qui regroupe des groupes armés signataires des accords d’Alger fustige une approche unilatérale, alors que certains de ses membres sont au gouvernement. Enfin, le groupement des partis politiques pour une transition réussie indique ne pas avoir été entendu sur l’établissement d’un calendrier électoral avant le démarrage de ces assises. Ce qui constitue à leurs yeux un point de blocage à leur participation.

Source: https://www.rfi.fr/fr/afrique

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