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Maintien de la pression militaire : Assimi Goïta prend directement la main sur la Défense malienne

  • 5 mai
  • 2 min de lecture

 

Une semaine après la mort du général Sadio Camara, le colonel Assimi Goïta, président de la transition, décide de reprendre lui-même le portefeuille de la Défense. Une décision qui rappelle un précédent historique sous le régime de Moussa Traoré.

 

« Reprendre le leadership des opérations sur le terrain. » C’est en ces termes que la présidence malienne justifie la nomination surprise du général Assimi Goïta au poste de ministre de la Défense et des Anciens combattants. Une annonce intervenue une semaine après la disparition de son prédécesseur, Sadio Camara, élevé à titre posthume au rang de général d’armée.

 

Un signal stratégique plus qu’une formalité

Contrairement à une simple réorganisation administrative, ce changement traduit une volonté claire du chef de l’État : superviser personnellement la conduite des opérations militaires, alors que le pays fait face à une reconfiguration des dispositifs sur le terrain, notamment dans la lutte contre les groupes armés. L’objectif affiché est d’insuffler « un souffle nouveau » et d’adapter la stratégie aux réalités actuelles.

 

Un tandem à la tête des armées

Pour éviter toute rupture dans la chaîne de commandement, le général de division Oumar Diarra, chef d’état-major général des armées, est nommé ministre délégué auprès du ministre de la Défense. Une manière de maintenir la continuité tout en renforçant la ligne directe entre le président et les troupes.

 

Un précédent sous Moussa Traoré

Ce n’est pas la première fois que le Mali expérimente une telle configuration. Selon des sources historiques locales, le général Moussa Traoré avait lui aussi dû endosser le portefeuille de la Défense après l’arrestation, en 1978, du lieutenant-colonel Kissima Dougara, impliqué dans une tentative de coup d’État. Traoré était resté ministre de la Défense jusqu’à sa chute en mars 1991, secondé tour à tour par les généraux Abdoulaye Ouologuem et Mamadou Coulibaly.

 

En guise d’ouverture

Ce rapprochement entre le pouvoir politique et le commandement militaire direct interroge sur la durée de cette centralisation. En attendant, les regards se tournent vers les prochaines opérations terrestres : le président Goïta, désormais aux manettes de la Défense, sera attendu sur les résultats plus que jamais.

 

La Rédaction

Malikunafoni

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