Les Elus français d’origine malienne : Promouvoir la culture et la paix entre le Mali et France


Depuis sa création en 2006, la Coordination des élus français d’origine malienne (CEFOM) travaille au développement socio-économique, à la promotion culturelle et à la paix entre la France et le Mali. Elle constitue une association composée d’élus français d’origine malienne venant de plus de 62 collectivités territoriales de tous niveaux, engagés pour le renforcement des liens entre ces deux pays.

Riche de cette double culture et d’expérience, la CEFOM veut mettre cela à disposition de l’épanouissement de nos deux peuples. À ce titre, elle a mené plusieurs actions d’intérêt général. En 2017, la CEFOM, en partenariat avec la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, a organisé un forum intitulé : «regards croisés sur les enjeux de la décentralisation au Mali et en France3. Ce fut en présence du ministre de la Décentralisation du Mali. Il s’agissait d’échanger et de partager les pratiques en matière de décentralisation, de gestion quotidienne des collectivités territoriales.

En avril 2019, suite aux évènements tragiques de la ville d’Ogossagou au centre du Mali, la CEFOM, les associations de la société civile, réunies au sein d’un collectif, ont lancé un appel pour la paix. À cette occasion, plusieurs évènements dont les journées de solidarité ont été organisés dans nos collectivités locales pour venir en aide aux populations victimes.

Le 12 juillet 2019, la coordination des élus français d’origine malienne a aussi organisé une conférence-débat sur le thème : «sept ans après l’opération Serval, où en sommes-nous ?» à l’Assemblée nationale avec la participation de la commission des affaires étrangères et du groupe d’amitié France-Mali. La conférence était animée par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali.

En outre, du 6 au 7 févier 2020 à Bamako, la CEFOM a organisé le forum international des collectivités locales pour la paix avec le groupe d’amitié France-Mali de l’Assemblée nationale de France, de l’Assemblée nationale du Mali et de l’association des régions du Mali.

Le 8 juillet 2022, elle a également organisé un colloque au Sénat français sur le thème : «quel nouveau rôle des coopérations décentralisées dans l’éducation à la culture de la paix entre la France et le Mali ? » C’était en partenariat avec le groupe pays Mali des cités-unies France avec le parrainage de Pierre Laurent, vice-président du sénat et vice-président de la commission des Affaires étrangères.

Ce colloque avait pour objectif de réunir différents acteurs, institutionnels, associations de la société civile, élus pour plaider la continuité et le renforcement des actions de coopérations décentralisées dans l’intérêt des populations et de travailler sur l’éducation à la culture de la paix dans les actions de coopérations décentralisées.

Le Mali et la France comptent plus de 153 coopérations décentralisées qui mènent des projets de terrain, au plus proche des populations en lien avec leurs partenaires des collectivités territoriales.

Selon les responsables de la CEFOM, ces coopérations décentralisées doivent s’amplifier ; ils se disent par ailleurs prêts à créer de nouvelles coopérations décentralisées avec les collectivités locales maliennes. Selon eux, « la paix est l’affaire de tous et la diplomatie et la coopération ne doivent pas rester dans la case des domaines réservés ».

Au regard du contexte nouveau et combien complexe entre le Mali et la France, « nous avons besoin d’un pacte historique pour la paix », rappellent les responsables de la CEFOM. Et d’ajouter : « La situation, au Mali, comme dans le Monde, est bien trop fragile, fluctuante, indécise, pour ne pas prendre cette aspiration des peuples au sérieux. La paix a besoin des femmes et des hommes qui disent haut et fort leur volonté de vivre en harmonie avec les uns et les autres, leur volonté de reconnaître la différence et de reconnaître cette différence comme une richesse », ont-ils ajouté.

«C’est pour toutes ces raisons que nous sommes engagés à promouvoir l'éducation et la formation à la culture de paix, cet outil précieux de la gestion locale pour mettre en œuvre le dialogue entre tous. Là où les institutions entre États ont parfois pu paraître défaillantes pour empêcher les guerres, la coopération et la diplomatie des villes deviennent un exercice réel d’application de la paix…Saisissons cette nouvelle donne pour créer des coopérations utiles à la paix, à l’éducation et au développement partagé.

Aujourd’hui, à travers leurs associations et avec leurs compétences propres, les villes et les collectivités peuvent constituer des acteurs de la paix, comme elles peuvent constituer des acteurs de la lutte contre le réchauffement climatique. Du local au global, c’est à nous de prendre en main notre avenir. C’est bien l’internationalisme et le municipalisme des droits humains qui nous unissent tous», ont déclaré les responsables de la CEFOM.

En perspective, la CEFOM projette d’organiser un forum à Bamako en fin d’année sur le thème : «quel rôle des coopérations décentralisées dans les actions de lutte contre le changement climatique ?».Source :

Source : Le Reporter par Diango COULIBALY