L’UIT-QI dénonce la répression sanglante au Kenya et lance un appel à la solidarité internationale
- malikunafoninet
- 18 juil. 2025
- 2 min de lecture

L’Unité internationale des travailleuses et des travailleurs — Quatrième Internationale (UIT-QI) a publié un communiqué sévère le 10 juillet 2025, condamnant la violente répression exercée par le gouvernement kenyan dirigé par William Ruto contre les manifestants. Cette organisation internationale pointe du doigt une escalade alarmante de la violence d’État au Kenya.
Selon l’UIT-QI, les manifestations du 7 juillet, qui coïncidaient avec la commémoration du Saba Saba, ont été marquées par un bilan humain tragique : dix morts, vingt-neuf blessés, deux personnes enlevées et trente-sept arrêtées dans dix-sept comtés, d’après les chiffres de la Commission nationale des droits de l’homme du Kenya. Cette vague de violences s’inscrit dans un contexte déjà lourd, avec trente-et-une victimes recensées depuis juin 2025.
L’organisation met en lumière le meurtre d’Albert Ojwang, jeune professeur et blogueur, comme l’étincelle ayant déclenché la colère populaire. Son décès dans des conditions suspectes, accompagné de graves blessures, a profondément choqué la société kenyane et galvanisé les manifestants, qui réclament désormais justice.
Au-delà de la répression, l’UIT-QI dénonce une crise sociale majeure frappant la majorité des Kényans. Près de 80 % des salariés vivent sous le seuil de pauvreté, tandis que l’extrême inégalité de richesse ne cesse de se creuser. La jeunesse, représentant 80 % de la population, est particulièrement affectée par le chômage, avec un taux avoisinant les 49 % et une entrée annuelle massive sur le marché du travail sans perspectives d’emploi.
Dans ce climat tendu, le président William Ruto a adopté une posture répressive, qualifiée de « déclaration de guerre » par l’UIT-QI, qui rapporte ses propos ordonnant aux forces de l’ordre de brutaliser les manifestants, un geste perçu comme la manifestation d’une politique d’oppression conforme aux diktats du FMI et de l’impérialisme.
L’UIT-QI appelle à une mobilisation internationale forte pour soutenir les Kényans dans leur lutte. Elle exige justice pour les victimes, la libération des militants arrêtés et un refus clair des politiques économiques imposées qui aggravent la misère. Son message est sans équivoque : il faut mettre fin à la répression et permettre aux travailleurs de prendre en main leur destin.
Ce communiqué souligne l’urgence de la situation au Kenya et appelle à une solidarité mondiale face à une répression sanglante qui menace la dignité et les droits fondamentaux du peuple kényan.
Oura KANTÉ
Malikunafoni










































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