L'Allemagne rompe le silence : Réclame la libération des soldats ivoiriens, qualifiés de mercenaires


Christine Lambrecht, s'est exprimée ce mercredi sur l'incident entre le Mali et la Côte-d'Ivoire en prenant partie en faveur des Autorités ivoiriennes, faisant fi des relations anciennes entre le Mali et l'Allemagne. Qui a été le premier pays à reconnaître le Mali indépendant. Depuis, Maliens et Allemands avaient établi une ligne de coopération fondée sur le respect mutuel.

Dans sa déclaration, elle se fait outré en disant : "le comportement des dirigeants maliens est un signal très problématique. On peut malheureusement à nouveau se demander si le Mali a encore un intérêt à une coopération constructive dans le cadre de la Minusma. J'appelle les responsables maliens à libérer immédiatement les soldats ivoiriens", a déclaré Mme Lambrecht à l'agence de presse allemande. Cette prise de position prouve qu'elle croit à la parole ivoirienne que Malienne. Les preuves avancées par le Mali apparaît dès lors comme non convaincant.

Selon elle, l'Allemagne participe à la Minusma, avec jusqu'à 1 400 soldats. La majeure partie du contingent allemand est stationnée au Mali, principalement à Gao.

A Bamako, la partie du contingent allemand est stationnée avec d'autres partenaires multinationaux dans un camp situé sur le terrain de l'aéroport. La Bundeswehr, l'armée allemande, utilise ce camp entre autres comme une plaque tournante logistique. Ce camp appartient à une entreprise civile (Sahel Aviation Service/SAS dont le siège est au Mali) et est exploité par celle-ci. La sécurité du camp est assurée par des soldats de l'élément de soutien national des forces de Côte d'Ivoire. Ce qui ne souffre d'aucun doute, sauf que cette fois-ci, il y aurait eu changement de plan. A moins que les Allemands ne soient intéressés par les actes de déstabilisation qui se tramerait. Le temps édifiera mieux sur l'implication de tout un chacun.

La rédaction, source : Agence de presse allemand