Législatives : la direction du PS souscrit aux propositions de LFI


Les élections législatives arrivent à grands pas et de nombreuses négociations sont en cours à gauche pour obtenir la majorité à l’Assemblée nationale.


Augmentation du smic à 1 400 euros net par mois, retraite à 60 ans, planification écologique, VIe République mais aussi non respect de « certaines règles » européennes : la direction du Parti socialiste souscrit aux propositions du programme de La France insoumise en vue d'un accord aux législatives, dans un document rendu public vendredi 29 avril.

Dans ce texte de quatre pages, les socialistes, qui ont entamé des discussions mercredi avec LFI, présentent leurs « réponses » aux « douze marqueurs » mis en discussion par la formation de Jean-Luc Mélenchon, et font des propositions supplémentaires « dans la fidélité à nos fondamentaux et à nos priorités, en valorisant les convergences et sans cacher les différences », écrivent-ils.

Accord imminent avec les Verts

Du côté d'EELV, Julien Bayou, le secrétaire national du parti, a estimé qu'un accord avec LFI pour les législatives « est en vue », disant avoir « bon espoir » qu'il soit scellé « dans les heures qui viennent ». « J'ai bon espoir que ces négociations aboutissent dans les heures qui viennent et pourquoi pas un 1er Mai commun en soutien aux syndicats, contre cette réforme (des retraites) à 65 ans. Pourquoi pas une bannière commune “l'Union populaire écologiste” », a-t-il avancé sur France 2, au moment même où la direction du Parti socialiste annonçait avoir souscrit aux propositions du programme de LFI en vue d'un accord aux législatives.

Julien Bayou a dit « espérer » qu'un compromis sera trouvé. « C'est notre souhait et aujourd'hui, j'estime que l'accord est en vue. Nous pouvons être d'accord sur l'essentiel et même bien au-delà », a-t-il assuré. Certes, « il peut subsister des désaccords », mais « l'important, c'est d'être clairs et francs devant les électeurs », a ajouté M. Bayou. « Pour nous, l'enjeu, c'est évidemment un groupe écologiste » à l'Assemblée nationale « pour pouvoir peser sur le quinquennat : on ne peut pas perdre cinq ans de plus sur le climat », a-t-il expliqué.

Interrogé sur les dissensions qui ont fait patiner les discussions ces derniers jours, Julien Bayou a estimé que « c'est le lot des négociations ». « Nous sommes évidemment, à EELV, extrêmement vigilants sur toutes les implications pour l'adhésion de la France dans l'Europe », a-t-il souligné alors que la question européenne constitue un point d'achoppement des discussions. Mais « nous pouvons aussi choisir de relancer l'Europe » et la « réorienter pour qu'elle respecte le climat et la justice sociale », a souligné le patron des Verts.

Source : AFP