Guinée : une enquête judiciaire ouverte après des propos diffusés sur les réseaux sociaux
- 18 avr.
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« Les faits signalés pourraient relever de plusieurs infractions prévues par la loi. » C’est l’alerte lancée par le parquet général près la Cour d’Appel de Conakry dans un communiqué rendu public à Conakry. Selon les autorités judiciaires, deux femmes identifiées comme Mariam Bah, connue sous le nom de Yama Sega, et Mariama Kaba, dite Maya, sont visées par une procédure judiciaire après la diffusion sur les réseaux sociaux de propos jugés offensants et attentatoires à la dignité humaine.
L’affaire a été confiée à l’Office de Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs (OPROGEM). Cette unité spécialisée a été chargée d’ouvrir une enquête afin d’établir les circonstances exactes des faits reprochés et d’en déterminer les responsabilités.
D’après le parquet, les contenus diffusés en ligne pourraient être qualifiés d’injures publiques et de menaces, mais aussi relever d’infractions plus graves comme le blanchiment de capitaux ou des faits liés aux stupéfiants, selon les premières indications évoquées dans la procédure.
Les deux personnes concernées ont été interpellées le 17 avril 2026. Elles doivent être entendues par les enquêteurs dans le respect des règles de procédure avant leur présentation devant le parquet près le tribunal de première instance de Mafanco, prévue le 20 avril.
Dans son communiqué, signé par le procureur général Fallou Doumbouya, la justice guinéenne affirme vouloir poursuivre avec fermeté les infractions commises dans l’espace numérique. Les autorités judiciaires insistent également sur leur engagement à agir dans le respect de la légalité et des droits fondamentaux.
Cette affaire relance le débat en Guinée sur l’utilisation des réseaux sociaux et les limites légales de la liberté d’expression dans l’espace numérique.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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