« Guinée Today » mise à l’arrêt : trois mois de suspension pour propagande avant campagne
- 24 avr.
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Choc à la rédaction de « Télé 24 » : ce jeudi 23 avril 2026, l’émission « Guinée Today » a été suspendue pour trois mois par la Haute Autorité de la Communication (HAC). En cause, des propos jugés trop partisans en faveur d’un candidat de la commune rurale de Kollet, dans la préfecture de Tougué.
Pour comprendre cette décision, il faut revenir à deux jours plus tôt. Mardi 21 avril, la même chaîne avait déjà diffusé un reportage amateur montrant des activités de propagande pour un candidat. Ce premier manquement avait valu un avertissement officiel, suivi d’excuses publiques de la direction de « Télé 24 », qui s’était engagée à ne plus recommencer.
Mais la HAC considère que l’engagement n’a pas tenu. À peine 48 heures après cet avertissement, les journalistes Sékou BAH et Aboubacar DIALLO ont de nouveau basculé dans la promotion d’un candidat, selon l’autorité de régulation. Et ce, avant même l’ouverture officielle de la campagne pour les élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026.
Ce qui aggrave la situation, c’est que ce second écart est vu par la HAC comme une récidive. D’où la sanction plus lourde : non seulement l’émission disparaît de l’antenne pour trois mois, mais les deux journalistes sont également suspendus pour la même durée. La chaîne, elle, n’est pas totalement fermée — seule l’émission est visée.
Sur les dix commissaires présents (dont le président Boubacar Yacine DIALLO), tous ont voté la décision, signée le 23 avril 2026, soit le jour même du deuxième incident. La suspension est immédiate : elle s’applique dès la signature du texte, qui sera ensuite publié au Journal officiel de la République.
Que retenir ? En période préélectorale, les médias guinéens sont tenus à une stricte égalité de traitement entre candidats. Faire de la propagande avant la date légale de lancement de campagne, c’est risquer gros. Pour « Guinée Today », l’addition est tombée vite — et elle est salée. Reste à voir si d’autres médias tireront les leçons de cette double alerte.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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