Guerre en Ukraine – Biden n'a pas appelé à un « changement de régime » en Russie


La Maison Blanche a précisé les propos de Joe Biden à Varsovie en Pologne, où ce dernier a affirmé que Vladimir Poutine ne devait "pas rester au pouvoir".

Les forces ukrainiennes ont lancé une contre-offensive sur la ville de Kherson, seul centre urbain majeur conquis entièrement par les forces de Moscou. De son côté, l'armée russe a annoncé qu'elle allait limiter son offensive sur le Donbass, à l'est du pays. Les États-Unis et l'Union européenne ont annoncé la création d'un groupe de travail visant à réduire la dépendance de l'Europe envers les énergies fossiles russes. Objectif : priver Moscou de sa principale source de revenus. La Russie a reconnu la mort de 1 351 de ses soldats depuis le début de son offensive militaire, pour 3 825 blessés, premiers chiffres depuis plus de trois semaines. Du côté ukrainien, plus de 10 millions de personnes sur 40 millions ont fui leurs foyers, dont 3,7 millions partis à l'étranger, principalement en Pologne. La France, la Turquie et la Grèce vont mener une opération humanitaire d'évacuation de la ville assiégée de Marioupol alors que sa mairie redoute la mort d'environ 300 personnes dans le bombardement du théâtre de la ville par l'aviation russe le 16 mars.

Biden n'a pas appelé à un "changement de régime" en Russie, dit la Maison Blanche

Le président américain Joe Biden, qui a déclaré lors d'un discours à Varsovie que son homologue russe Vladimir Poutine ne devait "pas rester au pouvoir", n'a pas appelé à un "changement de régime" en Russie, a précisé un responsable de la Maison Blanche. "Ce que le président voulait dire, c'est que Poutine ne peut pas être autorisé à exercer un pouvoir sur ses voisins ou sur la région. Il ne parlait pas du pouvoir de Poutine en Russie, ni d'un changement de régime", a dit le responsable.

Joe Biden s'exprime depuis Varsovie, en Pologne

Le président américain affirme que Vladimir Poutine "a un projet impérial" et qu'il va falloir "s'armer pour un long combat devant nous". Joe Biden, qui estime que cette guerre en Ukraine est déjà "un échec pour Poutine", s'adresse directement au peuple russe en lui assurant qu'il n'est pas "l'ennemi" : "Vous ne méritez pas cette guerre", lance-t-il, ajoutant que Poutine est "un dictateur" et qu'il ne doit "pas rester au pouvoir".

La Turquie ne sanctionnera pas les oligarques russes

La Turquie, membre de l'Otan, qui entretient d'étroites relations avec la Russie et l'Ukraine, ne s'est pas jointe aux sanctions visant Moscou. Les oligarques russes peuvent en effet continuer à venir et faire des affaires en Turquie tant qu'ils respectent la loi turque et le droit international, affirme le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu.

Deux frappes sur Lviv, au moins 5 blessés, selon le gouverneur régional

La ville de Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine, relativement épargnée par les combats jusqu'ici, a subi deux frappes russes faisant au moins cinq blessés, a indiqué le gouverneur de la région, Maxime Kozytsky, sur Telegram.

Joe Biden "pas sûr" que la Russie ait changé de stratégie en Ukraine

Le président américain Joe Biden a déclaré samedi à Varsovie qu'il "n'était pas sûr" que l'annonce par la Russie de concentrer son offensive sur le Donbass signifiait un changement de sa stratégie en Ukraine. Interrogé par un journaliste sur ce point, il a répondu brièvement: "Je ne suis pas sûr qu'ils (les Russes) l'aient fait", alors que le commandement russe a déclaré vendredi vouloir "concentrer le gros des efforts sur l'objectif principal: la libération du Donbass", tranchant avec l'intention affichée du Kremlin de "démilitariser" et de "dénazifier" l'Ukraine entière.

La ville de Tchernihiv assiégée

La ville ukrainienne de Tchernihiv, à environ 120 kilomètres au nord-est de Kiev, est encerclée par les forces russes et il est impossible d'évacuer massivement les civils et les blessés, selon son maire, Vladislav Atrochenko. Lors d'un briefing en ligne au Centre des médias d'Ukraine, il a expliqué qu'un pont, qui allait en direction de Kiev, a été détruit par les forces russes, tandis qu'un autre pont piétonnier, sous des tirs constants, menace de s'écrouler, empêchant la mise en place de couloirs humanitaires pour évacuer les civils. "La ville est réduite en cendres", a indiqué Vladislav Atrochenko. Les autorités locales s'efforcent néanmoins de faire sortir les blessés graves, pour qu'ils puissent être opérés. Selon le maire, il est question de 44 personnes, militaires et civils, parmi lesquelles figurent trois enfants. Il a par ailleurs indiqué que plus de 200 civils avaient été tués et qu'il restait encore en ville environ 120 000 habitants, contre plus de 280 000 avant l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février.

La France envisage de se doter d'un terminal de gaz liquéfié supplémentaire

Un projet d'installation d'un terminal flottant d'importation de gaz naturel liquéfié (GNL) dans le port du Havre est à l'étude. Ce projet d'infrastructure vise à réduire la dépendance au gaz russe acheminé par gazoduc et à être en mesure d'augmenter les importations de GNL par bateau de la vingtaine de pays dans le monde qui en exportent.

Joe Biden qualifie Vladimir Poutine de "boucher"

Le président américain Joe Biden qualifie son homologue russe Vladimir Poutine de "boucher" lors d'une rencontre avec les réfugiés ukrainiens à Varsovie. Interrogé sur "ce qu'il pensait de Vladimir Poutine, compte tenu de ce qu'il inflige à ces gens", M. Biden a répondu d'une phrase : "C'est un boucher", alors que la rencontre était transmise en direct par plusieurs chaînes de télévision depuis le stade national de Varsovie. <