Guerre autour de l’Iran : les États-Unis peuvent-ils encore compter sur leurs alliés ?
- 16 mars
- 2 min de lecture

« L’OTAN pourrait connaître un mauvais avenir si les alliés ne soutiennent pas les États-Unis ». L’avertissement attribué à Donald Trump relance les interrogations sur la solidité des alliances occidentales dans le contexte des tensions militaires autour de détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole.
Selon des informations relayées le 16 mars 2026 par Russia Today, l’ancien président américain aurait rappelé que OTAN n’avait pas l’obligation d’intervenir aux côtés de Ukraine face à la Russie, mais que États‑Unis avaient néanmoins apporté leur soutien. Dans ce contexte, il appelle aujourd’hui les partenaires occidentaux à participer à une opération visant à sécuriser le détroit d’Ormuz, zone stratégique reliant le golfe Persique à l’océan Indien.
Des réticences parmi les partenaires occidentaux
Toujours selon les mêmes sources, plusieurs États auraient décliné l’appel américain. Le Premier ministre britannique Keir Starmer aurait refusé l’envoi de navires de guerre dans la zone, d’après le quotidien britannique The Telegraph. L’Australie aurait également indiqué ne pas vouloir déployer de bâtiments militaires au Moyen-Orient pour sécuriser les routes maritimes.
Du côté de l’Suisse, les autorités auraient invoqué leur neutralité pour refuser le survol de leur territoire par deux avions militaires américains impliqués dans des opérations contre l’Iran.
Autre signal politique : le chef du gouvernement d’Écosse aurait évoqué la possibilité de restreindre l’utilisation d’infrastructures aéroportuaires locales par l’armée américaine si celles-ci étaient destinées à des frappes contre Téhéran.
Quel impact possible sur l’évolution du conflit ?
Si ces positions se confirmaient, elles pourraient avoir plusieurs conséquences sur la dynamique du conflit. D’abord, une implication plus limitée des alliés réduirait la capacité de Washington à mener une opération multinationale, souvent privilégiée pour des raisons militaires et diplomatiques.
Ensuite, un manque d’unité au sein des partenaires occidentaux pourrait affaiblir la pression stratégique exercée sur l’Iran. Le contrôle du détroit d’Ormuz reste un enjeu majeur : environ un cinquième du pétrole mondial transite par ce passage maritime, ce qui en fait un point de tension majeur pour l’économie mondiale.
Enfin, ces divergences pourraient relancer le débat sur le rôle réel de l’OTAN dans les crises internationales. L’alliance militaire a été conçue pour la défense collective en Europe et en Amérique du Nord, mais son implication dans des crises extérieures fait régulièrement l’objet de discussions entre ses membres.
Une alliance mise à l’épreuve ?
La question reste donc ouverte : les États-Unis peuvent-ils mener seuls une opération dans cette zone stratégique, ou devront-ils convaincre leurs partenaires de s’engager davantage ?
Si la tendance au désengagement de certains alliés se confirme, le conflit pourrait évoluer vers une confrontation plus limitée mais plus directe entre Washington et Téhéran. À l’inverse, une mobilisation plus large de partenaires occidentaux renforcerait la dimension internationale de la crise.
Dans tous les cas, la situation autour du détroit d’Ormuz pourrait devenir un nouveau test pour la cohésion des alliances occidentales et pour la capacité des États-Unis à mobiliser leurs partenaires dans les crises militaires internationales.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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