France: pour des physiciens ukrainiens, la recherche malgré l'exil



Physiciens, Vasyl et Liza ont fui l'Ukraine sous les bombes, une odyssée à travers l'Europe qui les a menés jusqu'au sud-ouest de la France, à Fleurance, où ils poursuivent leurs travaux, constituant une véritable unité de recherche improvisée dans une salle communale.

"A Kharkiv, il y a un mois, les bombes ont commencé à tomber près de notre maison (...). Nous sommes partis", se souvient, ému, Vasyl Maslov, chercheur en physique des plasmas qui, à 67 ans, ne s'imaginait pas quitter un jour son pays en quelques minutes.

Peinant à trouver ses mots en anglais, il montre sur son écran des photos de son institut de recherche avant les bombardements, puis détruit. Il s'inquiète pour ses étudiants qui "continuent à travailler dans les caves de leurs maisons, dans les campements de volontaires".

Autour de lui, au centre culturel du Moulin du Roy, dans la petite ville tranquille de Fleurance, quelques tables, des chaises, une pièce quasi nue.

"Nous n'avons pas besoin de grand-chose, juste d'une bonne connexion internet", explique à ses côtés Liza Kulich, 38 ans, son ordinateur portable et un grand thermos de thé à portée de main.