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Football malien : après l’élection à la FEMAFOOT, l’exigence d’une reconstruction durable

  • 20 avr.
  • 2 min de lecture

 

« Une victoire électorale ne vaut pas encore un bilan. » À travers cette formule, l’analyste et consultant en football Mahamet Traoré invite à regarder l’élection de Mahazou Baba Cissé à la tête de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) avec prudence et sens des responsabilités.

 

Dans une note de réflexion rendue publique, l’expert en communication estime que cette élection marque moins un aboutissement qu’un point de départ. Pour lui, le véritable enjeu commence maintenant : remettre de la cohérence et de la stabilité dans la gouvernance du football malien.

 

Une institution appelée à retrouver de la crédibilité

 

Ces dernières années, la gestion du football national a souvent été confrontée à des tensions et à des incertitudes. Dans ce contexte, la nouvelle direction de la fédération devra avant tout restaurer un cadre institutionnel clair et prévisible.

 

Selon Mahamet Traoré, la priorité consiste à stabiliser le sommet de l’institution. Une gouvernance lisible, des responsabilités bien définies et une ligne d’action constante seraient des conditions essentielles pour redonner de la crédibilité à la fédération.

 

L’auteur de la note insiste sur un point : les réformes dans le sport ne produisent pas de résultats immédiats. Elles nécessitent du temps, de la cohérence et une stratégie construite sur le long terme.

 

Des défis concrets pour le nouveau mandat

 

Au-delà des principes, plusieurs dossiers attendent la nouvelle équipe dirigeante. Parmi eux figurent notamment :

 

·         L’amélioration de la gouvernance interne de la fédération ;

·         La crédibilité et l’organisation de l’arbitrage ;

·         La rigueur dans la gestion des compétitions ;

·         La structuration des clubs ;

·         La formation des jeunes talents ;

·         Le développement du football féminin ;

·         La mobilisation de nouvelles ressources financières ;

·         Et l’image globale de l’institution.

Pour l’analyste, ces chantiers exigent des décisions cohérentes et une action continue plutôt qu’une succession d’annonces précipitées.

 

Une responsabilité collective

 

La réussite du nouveau mandat ne dépendra toutefois pas uniquement du président élu. L’environnement du football devra également jouer sa partition : clubs, ligues régionales, arbitres, techniciens, dirigeants et partenaires.

 

Dans cette perspective, Mahamet Traoré appelle l’ensemble des acteurs à privilégier la responsabilité et la discipline collective afin de construire un climat plus serein autour du football malien.

 

Entre patience et exigence

 

Dans sa conclusion, l’analyste estime que le football malien a davantage besoin de stabilité que d’impatience. La reconstruction de l’institution passerait ainsi par un travail méthodique et constant, capable d’installer progressivement la confiance.

 

Si cette trajectoire est maintenue, l’élection de Mahazou Baba Cissé pourrait, selon lui, marquer le début d’une transformation plus profonde du football national.

 

La note s’inscrit dans une série de publications de Mahamet Traoré consacrées à la gouvernance et à l’avenir du football malien, un chantier qu’il considère comme central pour le développement durable du sport dans le pays.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

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