Fin de formation pour la 27e promotion du Cours Supérieur de Gendarmerie : Une relève panafricaine prête à servir
- 2 août 2025
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« Une nouvelle génération de gendarmes africains entre en fonction, porteuse d’un idéal commun de souveraineté, de professionnalisme et d’unité. »
C’est dans ces termes que le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Corps d’Armée Sadio Camara, a salué les 45 stagiaires venus de cinq pays, à l’occasion de la cérémonie de fin de stage de la 27e promotion du Cours Supérieur de Gendarmerie, tenue ce vendredi 1er août 2025 à Bamako.
Malgré une pluie persistante, l’atmosphère était solennelle à la caserne Chef d’Escadron Balla Koné où a eu lieu l’événement. Issus du Mali, du Burkina Faso, du Niger, de la Guinée et du Togo, les officiers stagiaires – dont quatre femmes représentant chacune leur pays – ont reçu leurs diplômes au terme d’une formation de dix mois à la fois intense et diversifiée.
Excellence et esprit d’unité
Le Sous-lieutenant Mohamed Sandé (Guinée) s’est distingué en décrochant la première place avec une moyenne remarquable de 16,31/20. Il est suivi par le Lieutenant Alhousseyni Maïga et le Sous-lieutenant Adama Diané, tous deux du Mali, qui complètent le podium. Les trois lauréats ont été honorés par le ministre Camara, sous les applaudissements d’une assistance composée de familles, de diplomates et de partenaires internationaux.
Prenant la parole, le Colonel Ibrahim Traoré, Commandant des Écoles et Centres de Formation de la Gendarmerie, a salué l’assiduité des stagiaires et la rigueur de l’encadrement pédagogique. Selon lui, la formation a permis un ancrage efficace des connaissances, alliant théorie et pratique à travers conférences et sorties de terrain.
Le Directeur Général de la Gendarmerie nationale, le Général de Brigade Moussa Toumani Koné, s’est félicité du caractère régional et solidaire de cette promotion. Il a souligné que la diversité des origines reflète une ambition partagée de renforcer l’autonomie stratégique de l’Afrique en matière de formation militaire. Il a également mis en lumière les modules enseignés – allant du droit pénal au transhumanisme – qui visent à préparer les officiers aux défis sécuritaires contemporains.
Un engagement renouvelé pour la sécurité et la liberté
Dans son allocution de clôture, le ministre de la Défense a tenu à rendre hommage aux soldats tombés au combat et à ceux encore privés de liberté. Il a réaffirmé l’engagement des autorités maliennes à œuvrer pour leur libération rapide, tout en rappelant que la professionnalisation des forces de sécurité reste au cœur de la réforme du secteur de la sécurité, impulsée par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta.
En appelant les jeunes officiers à l’exemplarité et à la loyauté, le ministre Camara a insisté sur la nécessité d’une coopération africaine plus forte, notamment en matière de formation. « Se former ensemble pour défendre ensemble », a-t-il laissé entendre, soulignant que cette dynamique régionale est essentielle face aux menaces transversales.
Reconnaissances et distinctions
La cérémonie a été également marquée par des remises de distinctions. Les trois meilleurs stagiaires ont reçu des prix offerts par un partenaire bancaire. Des attestations de reconnaissance ont également été remises à plusieurs partenaires institutionnels et diplomatiques – notamment de Chine, du Maroc, d’Espagne, des États-Unis, ainsi que de structures comme DCAF et EUCAP Sahel – pour leur accompagnement au profit de l’École des Officiers de la Gendarmerie nationale.
Depuis sa création en 2002, l’EOGN a formé près de 600 officiers, dont 129 issus d’autres pays africains, confirmant son rôle moteur dans la formation militaire régionale. La 27e promotion s’inscrit désormais dans cette lignée, prête à renforcer les rangs des forces de défense africaines avec compétence, cohésion et détermination.
Oura KANTÉ
Malikunafoni




































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