Exploitation aurifère au Mali, FER-Mali réclame la renégociation des contrats miniers


En 61 ans d’indépendance, l’or du Mali ne brille toujours pas pour les Maliens, constate le Front pour l’émergence et le renouveau (FER-Mali), contrairement au slogan qui dit : « L'or du Mali doit briller pour tous les Maliens ». « Nous avons prononcé ce slogan pendant longtemps sans, effets concrets », a déploré Sory Ibrahim Traoré, président du Front pour l’émergence et le renouveau, à la faveur d’une conférence de presse tenue au Mémorial Modibo Keïta le 22 septembre dernier. « Comment comprendre que nous cédons à chaque fois la plus grosse part aux exploitants multinationaux sans aucun mécanisme fiable de contrôle ? Comment comprendre la mise à l'écart de nos cadres compétents dans les instances dirigeantes des entreprises minières au profit des expatriés ? Comment comprendre le laisser-aller dans les déclarations douanières, avec son lot de manque à gagner estimé à des centaines de milliards par an », s’interroge-t-il. Aussi, ajoute M. Traoré, comment comprendre que « notre pays regorge autant de richesses naturelles et qu'il soit l'un des pays les plus pauvres au monde ? Comment comprendre qu'avec toutes les ressources minières qui sont dans le sous-sol du Mali, que nous manquions de moyens financiers pour équiper nos forces de défense et de sécurité ». « C’est conscients du fait que l'or du Mali doit revenir aux Maliens d'abord, persuadés que le secteur minier est l'un des piliers de notre économie nationale, convaincus que les autorités de la transition actuelle ont pour ambition de mettre fin à cette injustice et animés par la volonté de soutenir la transition dans sa noble lutte de reconquête de notre souveraineté sous toutes ses formes que nous avons créé le Front pour l’émergence et le renouveau au Mali (FER-Mali) afin que l'or du Mali puisse briller pour les Maliens et leur assurer leur souveraineté économique et un bien-être pour tous », expliquait M. Traoré. Pour réussir le pari de la souveraineté économique du Mali, FER-Mali demande la renégociation de tous les contrats miniers en exigeant une meilleure promotion des opérateurs miniers nationaux, avec la création de mines 100% maliennes, la création de la foire internationale de l'or à Bamako pour faire de notre pays le carrefour mondial de l'or. Il demande aussi le remplacement des travailleurs expatriés qui ont plus de deux ans dans l'exploitation minière au Mali par des nationaux; FER-Mali demande l'organisation de l'orpaillage traditionnel avec la création de comptoirs d'achat locaux sécurisés et un fonds d'appui à l'orpaillage traditionnel; demande que le 30 mars de chaque année soit institutionnalisé comme journée nationale de l'orpaillage traditionnel à partir de cette année. FER-Mali demande sans délai, le désenclavement total des zones impactées par les activités minières et la création des conditions de bien-être socio-économique et culturelle pour les populations des zones aurifères et l'adoption d'une loi qui oblige les sociétés minières à effectuer 80% des achats et contrats de services avec les opérateurs économiques nationaux. Dans son manifeste, FER-Mali propose que 5% de la part de l'Etat soit restitué en nature pour créer un fonds national de sécurité pour les générations futures, FER-Mali demande également la construction d'un hôpital de référence internationale dans toutes les régions du Mali d'ici à 2025, FER-Mali demande que le model « sanou » du professeur Abdoulaye Niang soit pris en compte dans les futures réformes dans le domaine de l'exploitation minière au Mali. « Nous lançons un appel solennel à tous nos compatriotes de tous bords, de l'intérieur et de l'extérieur, à unir nos forces, afin de soutenir la transition pour jeter les bases d'un Mali émergent et dont le budget annuel ne reposera désormais que sur nos revenus à l'interne en particulier nos ressources minières conformément à la volonté des pères de l'indépendance de notre pays », a lancé le Président de FER-Mali. Adama DAO

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