Espagne : Le Sahara et le drame de Melilla divisent Sanchez et ses «alliés» de Podemos


Comme prévu, le chef du gouvernement espagnol a lancé, ce mardi 12 juillet devant la plénière de la Chambre des représentants, le débat sur l’Etat d'Espagne. A cette occasion, Pedro Sanchez a annoncé la mise en place d’une nouvelle taxe sur les bénéfices des sociétés énergétiques et financières. Des mesures destinées à apaiser l’ire des ses «alliés» au sein d’Unidas-Podemos et redonner de l'éclat à une popularité en berne pour son parti, le PSOE, dans les sondages sur les intentions de vote.

Des décisions qui n’ont pas suffi à satisfaire la coalition d’extrême gauche, qui continue de condamner l’appui de Sanchez au plan marocain d’autonomie au Sahara. L’adoption par le chef de l’exécutif de la version du Maroc sur le drame de Melilla, en pointant du doigt la responsabilité des mafias dans la mort le 24 juin d’une vingtaine de migrants, a aggravé les tensions entre les deux partenaires de circonstances.

«Nous n'avons pas besoin du président de l'accord avec le Maroc, mais du président qui est fier de sauver des vies en Méditerranée», a souligné le chef du groupe des députés d’Unidas-Podemos, Jaume Asens. Il se réfère, ainsi, à la décision de Pedro Sanchez, prise le 12 juin 2018, soit deux semaines après avoir réussi sa motion de censure, pour l'accueil de 629 migrants du navire humanitaire Aquarius.

Dans son discours devant les députés ce mardi, Pedro Sanchez a tenu à faire l’impasse sur le Maroc et la crise avec l’Algérie.


Source : Yabiladi par Mohammed Jaabouk

1 vue0 commentaire