Crash d’un Alpha Jet à Fès : l’armée de l’air marocaine frappée par un drame en plein vol d’entraînement
- malikunafoninet
- 29 juil. 2025
- 2 min de lecture

Deux aviateurs ont perdu la vie ce lundi lors de l’écrasement d’un Alpha Jet militaire à proximité de l’aéroport de Fès-Saïss. Une enquête est en cours pour faire la lumière sur les causes du crash.
Un avion d’entraînement de type Alpha Jet, appartenant aux Forces royales aériennes du Maroc, s’est abîmé au sol ce lundi 28 juillet 2025, non loin des installations de l’aéroport de Fès-Saïss. Le crash, survenu lors de la phase finale d’atterrissage, a coûté la vie aux deux membres d’équipage, malgré une intervention rapide des secours.
L’accident s’est produit alors que l’appareil, en provenance de la base aérienne de Meknès, effectuait un exercice programmé dans le cadre du renforcement de la formation des pilotes de chasse. D’après les premières constatations sur place, l’avion aurait perdu de l’altitude de manière brutale, avant de s’écraser et de prendre feu.
Mobilisation immédiate et zone sécurisée
Dès le signalement de l’accident, les autorités locales, les éléments de la protection civile et la Gendarmerie Royale se sont rendus sur les lieux. Un périmètre de sécurité a été établi autour du site pour faciliter les opérations de secours et préserver les éléments nécessaires à l’enquête. L’explosion provoquée par l’impact n’a laissé aucune chance aux deux aviateurs, dont les identités n’ont pas encore été rendues publiques.
Une commission technique dépêchée sur place
À la suite de ce drame, un comité d’experts a été mandaté pour analyser les circonstances de l’accident. Les pistes envisagées à ce stade incluent une éventuelle panne technique, une erreur humaine ou encore des facteurs environnementaux. Le ministère de la Défense n’a pas encore communiqué d’information sur l’état de maintenance de l’avion au moment de l’accident.
Un appareil robuste mais ancien
L’Alpha Jet est utilisé depuis plusieurs décennies pour la formation des pilotes militaires. Appareil biplace agile et réputé fiable, il continue de jouer un rôle essentiel dans les programmes d’entraînement des Forces royales aériennes. Toutefois, son âge avancé pose régulièrement la question de son adaptation aux exigences actuelles, malgré les efforts d’entretien et de modernisation menés ces dernières années.
La sécurité des vols militaires en question
Ce nouveau drame vient alimenter le débat sur les risques liés aux vols d’entraînement menés à proximité des zones habitées. La cohabitation entre aviation militaire et civile dans la région de Fès, où infrastructures et couloirs aériens sont parfois partagés, soulève des interrogations. Jusqu’à présent, aucune perturbation majeure du trafic civil n’a été rapportée, mais des mesures temporaires pourraient être mises en place en fonction de l’évolution de la situation.
Un précédent encore récent
L’émotion est d’autant plus vive que cet accident intervient quelques mois après celui d’un appareil civil, également survenu près de Fès-Saïss. Ce précédent, qui avait grièvement blessé deux occupants, alimente aujourd’hui les appels à une révision des procédures de sécurité et des conditions de vol dans cette zone sensible.
En attendant les conclusions de l’enquête, les Forces royales aériennes ont salué la mémoire des deux pilotes disparus, qualifiés de « serviteurs de la nation ». Ce tragique événement rappelle la complexité et les risques permanents liés à l’aviation militaire, même en temps de paix.
Oura KANTÉ
Malikunafoni










































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