Corema : Des notabilités du mandé témoignent leur gratitude


25 chefs de villages de la commune rurale du Mandé ont rendu une visite courtoisie au Collectif pour la refondation du Mali (Corema) à son siège à Quinzambougou, le mercredi 3 août 2022, pour lui témoigner leur gratitude.

Selon Dramane Koné, chef de village de Samaya et non moins coordinateur des chefs de villages du Mandé, il a été plusieurs fois en prison pour avoir eu le courage de s’opposer à l’accaparement des terres de plus de 12 hectares par le maire à l’insu des notabilités.

Et de souligner que le Corema a été d’un apport capital dans la récupération de ces parcelles vendues par l’autorité communale. En effet, épaulé par le Corema, le chef du village a engagé un processus judiciaire qui lui a permis de récupérer les terres accaparées.

«Nous voyons autrefois des personnes qui ne sont pas de notre terroir sur nos terres avec la complicité des maires. Mais grâce au Corema, rien de tout cela ne peut aujourd’hui se produire. C’est pourquoi, nous sommes venus témoigner notre reconnaissance au Corema pour son accompagnement dans la gestion des affaires courantes de nos communes », a-t-il fait avoir le coordinateur des chefs de village du Mandé.

Pour le porte-parole du Corema, Dr. Aboubacar Sidiki Fomba, la rencontre de ce jour s’inscrit dans un cadre de reconnaissance et de restauration de la conscience historique que le Corema mène depuis fort longtemps.

Selon M. Fomba, cette démarche vise à reconnaître aux chefs de village leur rôle traditionnel et à les mettre à l’abri de toute tentative consistant à les dépouiller de leurs responsabilités dans la gestion de leurs villages.

Et d’ajouter que cet engagement a également été pris par le colonel Assimi Goïta qui avait promis de donner des insignes et certificats aux chefs de villages (Ndlr : ce qui est fait depuis quelque temps).

Au-delà, à en croire son porte-parole, le Corema a fait une proposition de loi afin que les chefs de villages puissent siéger lors des délibérations du conseil communal. « Il n’est pas normal que le maire qui vient pour cinq prenne des décisions qui impactent la commune alors que le chef de village est là pour le restant de ses jours ; il est important qu’il soit impliqué dans la prise de toutes les décisions relatives à la vie des populations de son village ou quartier », a déclaré Dr. Aboubacar Sidiki Fomba.

Source : Le Reporter par Gabriel TIENOU