Chronique Révolté d’un jour: Paris en perte de vitesse !!!


Le contexte pourrait s’apparenter à un mélodrame digne d’un film indou à la Vahi Déhi. La petite escalade verbale à laquelle Dougouba et Mbengué se sont livrés ces derniers temps est d’autant plus anecdotique qu’elle s’est mue en véritable tribune d’expression pour les peuples africains. Les séquences et autres vidéos tournées par certains citoyens français, congolais, burkinabé, gabonais, centrafricains et autres camerounais résidents locaux ou à l’extérieur de leur pays d’origine, la participation massive de la jeunesse africaine au « NOUVEAU FORMAT » du Sommet France-Afrique témoignent de l’ampleur d’une soif à la « libéralisation » de la parole à laquelle aspire désormais le continent africain.

Et oui, les temps changent. Et les choses avec ! La France, maîtresse d’alors de ses « sujets africains », se réveille avec des boursouflures dues à cette belle gifle que le premier des premiers de Dougouba lui a d’abord administrée devant la PLANETE. « Le Mali a été abandonné en plein vol par la France » ! Le premier des premiers, Chogui, ne pouvait mieux caricaturer le comportement lâche et traitre de Mbengué à l’égard de Dougouba. Mais il n’en fallait pas plus pour provoquer l’ire du « P’tit Blanc-Bec » qui vocifère comme un enfant à qui l’on aurait refusé une poignée d’arachide bien grillée.

Le spectacle désolant offert par Macron et ses ministres des Armées et des Affaires étrangères dans le dossier MALI, doublé de la résiliation du juteux contrat d’armements, dit contrat du siècle, avec l’Australie traduit l’impuissance et la perte d’influence de la France au plan international. Pour autant, les avis divergent quant aux conséquences de la prise de position courageuse, j’allais dire de la posture endossée par les autorités de transition du Mali face à son « ex » maître. Le Révolté d’un Jour ne saurait apprécier ici le « bien-mal » de la guéguerre entre Chogui et le Jeunot, mais il convient tout de même qu’elle aura permis de mettre Dougouba au centre de l’actualité internationale. Un point positif en soit!

Mieux encore, les rapports de force semblent avoir pris un sérieux coup dans les relations entre Bamako-Paris. Revoyons les choses autrement, tel semble être le leitmotiv des nouvelles autorités de Dougouba. Et si les Vieux d’alors s’empressaient de répondre à l’appel de la sirène de Paris, Asso et ses amis colonels y demeurent sourds-muets (sic). Et comme pour dire qu’ils en ont que faire de tous ces bruits et menaces à la noix de Macron, ils achètent sur fonds publics, -non pas deux-, mais 4 hélicoptères flambant neufs, à VLAD-LE-SHAOLIN. Un véritable pied-de-nez qui frise l’humiliation. Paris n’en revient pas encore !