CEDEAO vs TRANSITIONLe gouvernement respectera-t-il ses engagements?



La mission de la Cedeao, sous le leadership de l’ancien président du Nigéria, Goodluck Jonathan, a séjourné au Mali du 5 au 7 septembre, dans le cadre de l’évaluation du processus de la transition.

Elle a demandé aux autorités de la transition un chronogramme précis. Selon le médiateur de la Cedeao, ils ont obtenu une promesse qu'un chronogramme détaillé sur l'organisation des élections législatives et présidentielle sera maintenu d'ici à mi-octobre. Malgré tout, la Cedeao, une partie de la classe politique et des organisations de la société civile ont manifesté leurs inquiétudes quant au respect du délai de la transition.

En effet, force est de constater que les missions qui leur ont été assignées peinent à voir le jour, le délai imparti de 18 mois arrive bientôt à terme. Même si la mission de la Cedeao affirme avoir obtenu une promesse, certaines forces politiques et quelques organisations de la société civile ont manifesté leur préoccupation. Car selon elles, un an après, il n’y a aucune avancée notoire conformément à l’article 2 de la Charte, qui demande aux autorités de procéder, entre autres, dans un délai de 18 mois : « au rétablissement et au renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire, au redressement de l’Etat et à la création des conditions de base pour la refondation, à la promotion de la bonne gouvernance, à la refonte du système éducatif, à l’adoption d’un pacte de stabilité sociale, au lancement du chantier des réformes politiques, institutionnelles, administratives et électorales, à l’organisation des élections générales et l’application de l’accord d’Alger ». L’on se rappelle, lors de sa présentation du Programme d’Action de s