Carte d'identité biométrique Cedeao : Un piège à éviter


Le Conseil des ministres a adopté un projet de texte portant sur l'adoption de la carte d'identité biométrique de la Cedeao.

La suite logique des désaccords entre notre pays et cette Institution, depuis le renversement du régime du Président feu Ibrahim Boubacar Keita, voudrait que les autorités de la Transition refusent cette carte en attendant une éventuelle normalisation des relations. Ou alors relever le niveau des exigences avant toute chose. Des concessions importantes seraient-elles obtenues de la Cedeao. Il serait judicieux de donner plus d'informations aux populations. Aussi, quelle crédibilité accorder à un engagement de la Cedeao dans son format actuel, qui semble entièrement acquis aux causes étrangères?

En tout état de cause, adopter cette Carte dans le contexte actuel, ce serait de se faire avoir par la Cedeao et les ennemis du pays, comme un agneau va se livrer à une hyène affamée.

Soyons vraiment conséquents avec nous-mêmes. Nous avons remercié les ambassadeurs de la Cedeao et de la France. La mission de Barkhane a pris fin suite aux différentes "passes d'armes". Nous sommes dans une situation de "coups pour coups". Des marches ont été organisées pour demander la "sortie" du pays de la Cedeao. Nos sœurs et frères africains nous soutiennent massivement.

Des milliers de personnes, adeptes de la Paix et de la justice, ont exprimé leur solidarité à travers le monde. L'espace aérien national est interdit de survol. Des partenaires stratégiques sont engagés à nos côtés. Et du jour au lendemain, " Patatra" on accepte une offre de Carte biométrique de la Cedeao. Pourquoi ? Pour bénéficier d'une probable subvention ?

Non, non, ce serait une grande humiliation. La Cedeao perdue dans ses incohérences et cafouillages, avec ses amis qui ne savent plus où donner de la tête, ne souhaitent pas une "sortie" du Mali, qui risque de les affaiblir et de déclencher un effet de contagion. Alors, dans leur orgueil, on fait tout pour retenir notre pays. Sinon comment comprendre ces "va et vient" du médiateur?

Sur le "gel des avoirs' de l'État, la