Caisse malienne de sécurité sociale : plusieurs défis majeurs à relever sont programmés


La Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS) a tenu, le jeudi 28 octobre, dans ses locaux, la 25ème session ordinaire de son conseil d’administration, présidée par le ministre de la Santé et du Développement social, Diéminatou Sangaré.


L’ordre du jour de cette session ordinaire portait sur l’examen et l’adoption du procès-verbal de la 23ème session ordinaire du conseil d’administration ; l’examen et l’adoption de l’état d’exécution de recommandation de la 23ème session ordinaire du conseil d’administration ; l’examen et l’adoption du procès-verbal de la 24ème session ordinaire du conseil d’administration ; l’examen et l’adoption du procès-verbal de la 4ème session extraordinaire du conseil d’administration ; l’examen et l’adoption du rapport du commissaire aux comptes sur les états financiers de la CMSS au titre de l’exercice 2019 ; l’examen et l’adoption du rapport d’activités au 31 décembre 2020 et l’examen et l’adoption du projet de révision du cadre organique et de l’organigramme de la CMSS.


Dans son allocution, le ministre de la Santé et du Développement social, Diéminatou Sangaré, a félicité l’ensemble du personnel de la CMSS pour le résultat obtenu et pour la résilience dans le contexte particulièrement difficile dans lequel la structurea pu réaliser toutes ses missions en faveur des assurés. Aussi,a-t-elle remercié l’ensemble des partenaires qui accompagnent la CMSS au quotidien.

Pour Diéminatou Sangaré, le défi majeur qui est celui de tout organisme de protection sociale, c’est d’assurer les prestations sociales aux assurés qui cotisent et aspirent aussi à des services. «Il faudrait que la CMSS soit en mesure d’assurer régulièrement ses services. Aujourd’hui, pour la Caisse malienne de sécurité sociale, il s’agit des pensions et des prestations de l’assurance maladie obligatoire pour laquelle elle est un organisme de gestionnaire délégué», a-t-elle déclaré.


Le ministre de la Santé et du Développement social a également indiqué que la Caisse malienne de sécurité sociale est en train de mettre en place de nouveaux services en faveur de ses assurés, notamment la retraite complémentaire par capitalisation pour les fonctionnaires, les militaires et les parlementaires.


«C’est un défi majeur et je suis sûre que la CMSS saura relever ce défi. Le décret vient tout juste de passer en conseil des ministres», a-t-elle souligné. Avant d’ajouter que l’autre défi c’est d’accompagner la Caisse nationale d’assurance maladie via le régime de l’assurance maladie universelle.


Un autre défi majeur, selon Diéminatou Sangaré, c’est de maintenir la stabilité qui vient d’être amorcée concernant le régime de pension ; il y a également le démarrage du régime des accidents de travail, des maladies professionnelles dont l’effectivité est prévue pour 2022. À l’en croire, les contraintes sont liées à la pandémie deCovid 19 qui affecte l’ensemble du monde dont la CMSS a pu se tirer d’affaire.


Par ailleurs, le ministre de la Santé et du Développement social a rappelé que cette session se tient dans un contexte où à l’instar des autres organismes de protection sociale, la CMSS a été impactée dans l’exécution de ses activités par la crise socio-sanitaire qui a ébranlé le monde entier. Elle dira qu’en dépit des effets néfastes de cette pandémie, la CMSS a pu assurer ses missions essentielles en faveur de ses assurés, notamment la mobilisation des recettes techniques, le paiement régulier des pensions et des prestataires conventionnés à l’Amo.


Rappelons que la Caisse malienne de sécurité sociale est un établissement public à caractère administratif qui a adhéré à la Conférence internationale de la prévoyance spéciale(Cipres) en févier 2016. La loi portant institution du régime de l’assurance maladie obligatoire au Mali a retenu la CMSS en qualité d’organisme gestionnaire délégué de ce régime de sécurité sociale.