Bamako accueille la 12e Conférence de l’OFPA : repenser les fonctions publiques africaines à l’heure des réformes
- 22 août 2025
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« La modernisation de nos administrations est une exigence, pas un choix », a martelé le ministre malien du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Dr Fassoun Coulibaly, en ouvrant jeudi 21 août 2025 la réunion des experts de l’Observatoire des Fonctions Publiques Africaines (OFPA).
Créée en 1991 à Cotonou, l’organisation rassemble aujourd’hui 26 États membres. Sa mission : analyser l’état des services publics sur le continent, proposer des réformes adaptées et favoriser l’échange d’expériences. Le Mali, qui assure la présidence tournante de l’OFPA depuis 2018, a donc accueilli cette 12e édition dans un contexte marqué par de fortes attentes de modernisation, en particulier autour de la digitalisation des services.
Durant cette rencontre préparatoire à la conférence ministérielle, les experts ont planché sur plusieurs dossiers sensibles : l’examen du rapport financier couvrant la période 2019-2024, le budget 2025-2026, le suivi des contributions financières des États, mais aussi le recrutement d’un nouveau secrétaire exécutif.
Le ministre Coulibaly, entouré de son homologue de la Refondation et du secrétaire exécutif de l’OFPA, a rappelé les priorités maliennes : renforcer la qualité du service public, donner corps aux orientations de la Constitution adoptée le 22 juillet 2023 et faire de l’administration un levier de développement. Il n’a pas éludé les difficultés internes de l’organisation : retards de cotisations, irrégularité des réunions statutaires et fragilisation du secrétariat exécutif.
Mais l’heure n’était pas seulement au constat. Pour le ministre, cette conférence doit être une « relance » : redynamiser l’Observatoire, mutualiser les solutions et construire une vision commune face aux défis partagés — gestion des ressources humaines, professionnalisation des agents, intégration du numérique, mais aussi gouvernance plus transparente.
Plus d’une décennie après la précédente rencontre ministérielle tenue à Cotonou en 2018, Bamako s’impose ainsi comme une plateforme où les États africains tentent de redonner souffle à une structure qui se veut à la fois laboratoire d’idées et instrument de réforme. Derrière les chiffres et les budgets, c’est une question cruciale qui traverse cette 12e conférence : comment bâtir, sur le continent, des services publics capables de répondre aux besoins des citoyens et de soutenir la transformation des sociétés africaines.
Oura KANTÉ
Malikunafoni




































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