Afrique du Sud : le Parlement adopte enfin le budget après des semaines de tensions dans la coalition
- malikunafoninet
- 25 juil.
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Après une longue période d’impasse politique, l’Assemblée nationale sud-africaine a finalement approuvé le texte de loi portant sur le budget annuel, mettant un terme à plusieurs mois de blocage au sein de la coalition gouvernementale. Cette adoption, rendue possible par un compromis entre le Congrès National Africain (ANC) et l’Alliance Démocratique (AD), marque un tournant dans la gestion partagée du pouvoir par les deux formations.
La loi de finances, qui détermine l’allocation des ressources publiques aux différents ministères et institutions de l’État, a été adoptée à la majorité au sein d’un parlement composé de 400 sièges. Ce vote est intervenu après une série de désaccords profonds entre les partenaires de la coalition, notamment autour de questions fiscales et de gouvernance.
L’un des points de friction majeurs a concerné une proposition d’augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée, initialement soutenue par l’ANC mais vivement rejetée par l’AD. Ce projet a finalement été abandonné, ouvrant la voie à un rapprochement entre les deux camps. À cela s’est ajoutée l’exigence de l’AD de ne pas valider les budgets gérés par certains ministres de l’ANC soupçonnés de mauvaise gestion. Le limogeage d’un de ces responsables par le président Cyril Ramaphosa a permis de lever le dernier obstacle.
Le ministre des Finances, Enoch Godongwana, a reconnu les difficultés rencontrées dans la conduite du processus budgétaire sous un régime de coalition, une première dans l’histoire démocratique du pays depuis la fin de l’apartheid. Il a toutefois salué le sens du compromis qui a permis d’éviter un blocage prolongé aux conséquences économiques potentiellement lourdes.
Ce dénouement intervient dans un contexte politique inédit, où l’ANC, parti au pouvoir depuis 1994, partage désormais la direction du pays avec d’anciens opposants. Ce nouvel équilibre oblige à des ajustements et à une culture du consensus, essentielle pour garantir la stabilité politique et la continuité des politiques publiques.
Oura KANTÉ
Malikunafoni










































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