google.com, pub-1938003301785998, DIRECT, f08c47fec0942fa0
top of page

Affaire Youssouf Sissoko : la Maison de la Presse appelle à la clémence et maintient la mobilisation

  • 27 mars
  • 2 min de lecture

 

« La presse malienne n’est ni divisée, ni timorée. Elle reste digne et responsable face aux défis. » Par cette déclaration, le président de la Maison de la Presse du Mali a tenu à clarifier la position de l’organisation lors d’une assemblée générale consacrée au dossier du journaliste Youssouf Sissoko. Réunis le 26 mars, une date chargée de symboles dans l’histoire démocratique du Mali, les responsables des organisations professionnelles de médias ont pris la parole pour revenir sur les différentes démarches entreprises depuis le début de cette affaire qui secoue le milieu de la presse.

 

Un dossier suivi depuis l’arrestation du journaliste

 

D’après les explications fournies lors de la rencontre, l’interpellation du journaliste remonte au 5 février. Elle est intervenue alors que plusieurs acteurs du secteur médiatique participaient à un atelier réunissant notamment la Maison de la Presse, des organisations professionnelles et des représentants d’institutions impliquées dans la régulation et la justice.

 

Cet épisode avait rapidement suscité des réactions dans le milieu journalistique. Plusieurs organisations avaient exprimé leur désapprobation quant aux conditions de l’arrestation, estimant que la situation posait une nouvelle fois la question de certaines dispositions du code de procédure pénale récemment adopté, que des acteurs de la presse considèrent comme préoccupantes pour les libertés publiques.

 

Une solidarité affichée entre confrères

 

Depuis l’incarcération du journaliste, de nombreux professionnels des médias ont manifesté leur soutien. Des confrères se sont rendus régulièrement à la Maison centrale d’arrêt de Bamako pour lui témoigner leur solidarité et lui apporter un appui moral.

 

Des responsables de la Maison de la Presse, accompagnés de dirigeants d’organisations professionnelles, ont également effectué des visites auprès du journaliste afin d’échanger directement avec lui sur sa situation.

 

Parallèlement, des discussions ont été maintenues avec les autorités judiciaires et gouvernementales. Selon les responsables du secteur, ces échanges visent à préserver un dialogue institutionnel dans l’espoir de trouver une issue favorable à cette affaire.

 

Une décision judiciaire qui interpelle la profession

 

Lors de l’assemblée générale, la Maison de la Presse a estimé que la condamnation prononcée dans ce dossier constitue un cas rarement observé dans le cadre de l’exercice du métier de journaliste au Mali.

 

Pour l’organisation, cette décision pourrait créer un précédent sensible pour la profession. Elle a ainsi salué la décision du journaliste de contester le jugement en faisant appel, tout en appelant la justice à examiner le dossier avec discernement.

 

Entre défense de la liberté de la presse et exigence de rigueur

 

Tout en réaffirmant son engagement en faveur de la liberté de la presse, la Maison de la Presse a également rappelé l’importance du professionnalisme et de la vigilance dans la pratique du journalisme.

 

Les responsables du secteur affirment vouloir poursuivre leurs actions de plaidoyer et de médiation afin d’aboutir à un dénouement jugé équitable. L’issue de la procédure d’appel, attendue dans les prochaines semaines ou mois, pourrait désormais marquer un tournant dans cette affaire qui continue d’alimenter le débat sur les relations entre justice et médias au Mali.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

 

 

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note*
bottom of page