Affaire dite des « Lesbiennes » en C4 : Le Parquet de la Commune IV, épingle le chef BR du 5e Ardst



Elle est citée dans le dossier..

Il y a quelques mois suite à un vocal largement partagé sur les réseaux sociaux, le parquet ouvrait une enquête qui aboutissait au démantèlement de plusieurs réseaux de proxénètes, de débauche et autres actes sexuels impudiques commis par des jeunes gens, hommes et femmes, d’un certain milieu social.

Plusieurs personnes ont pu être interpellées grâce à des dénonciations anonymes et à l’aide de certains milieux de religieux et de prêcheurs bien connus. Des maisons et appartements meublés servant de lieux d’exercice de ces actes ont été fermés entre lafiabougou, Sebenicoro, Hamdallaye ACI, Sotuba ACI et au Golf. Les personnes poursuivies ont été jugées et condamnées à des peines clémentes pour la plupart afin de faciliter leur réinsertion sociale et de les aider à se libérer de cette voie de délinquance. D’autres, eu égard à leurs trop grandes responsabilités dans l’organisation et l’entretien du phénomène à Bamako, purgent encore leurs peines de prison.

Parmi ces affaires, une a le plus défrayé la chronique et c’était celle du vocal médiatisé. 3 personnes étaient concernées sur lesquelles 2 ont pu être interpellées, poursuivies, mises en détention provisoire avant de bénéficier d’une mise en liberté. Leur dossier est en cours de jugement. La 3ème qui n’avait pu l’être, pour raison de voyage, a été interpellée cette semaine suite à la dénonciation, aux enquêteurs, de son retour au pays.

L’égalité de traitement des justiciables voudrait, pour les mêmes faits et avec manifestement, à écouter le vocal et à lire son audition dans laquelle elle reconnaît avec des détails précis les faits, une responsabilité plus pointue dans leur commission, que A. K subisse le même sort que les 2 premières. Elle a alors été poursuivie et mise en détention provisoire. Mais avant que cela ne soit, un impair avait lieu. C’est que la jeune dame ou ses parents ont pu enrôler l’enquêteur notamment le chef de la brigade de recherches qui l’a interpellée et auditionnée. Ils lui ont donné de l’argent, 2 millions, pour remise au substitut qui suivait le dossier comme tous les dossiers de cette nature depuis des mois. Le chef BR se rendait alors au bureau du magistrat avec l’argent afin d’obtenir que la jeune dame ne soit placée en détention. C’est là qu’il a été immédiatement interpellé à son tour au parquet hier mercredi, entendu sur procès verbal d’enquêtes de parquet par le 1er substitut avant que des poursuites ne soient engagées contre lui et l’argent mis sous scellé. Son commissaire informé, s’est rendu immédiatement au parquet en compagnie du commissaire d’un autre commissariat de Bamako et tenant compte des rapports de collaboration, il a été poursuivi non détenu. Il a été cependant relevé, la même journée, de ses fonctions de chef BR par son commissaire, celui du 5ème arrondissement.

C’est à cause de cet impair mettant mal à l’aise parce qu’il s’agit tout de même d’un de nos agents, qui est en faute, que le parquet n’a pas voulu communiquer sur cette interpellation. Mais manifestement des gens voudraient falsifier les faits et les présenter sous un angle où la fautive présumée serait victime d’injustice. La justice doit être équitable. Vous êtes 3 impliquées dans la même affaire alors à responsabilités égales ou partagées, vous devrez subir le même sort. Ensuite parce qu’il a été tenté de fausser ce traitement égalitaire par l’argent, ce qui a échoué grâce à la vigilance du magistrat poursuivant, alors on veut faire croire que c’est parce que ce magistrat la, aurait reçu de l’argent de la part de l’une des 2 premières mises en détention pour que cette 3ème aussi aille en prison. Arrêtons cette manipulation consistant à se faire passer pour la victime de quelque chose dont on est auteur en réalité. C’est bien pour le compte d’ A. K et pour qu’elle échappe à la détention au contraire de ses co-prévenues, qu’un opérateur économique, propriétaire de stations, a donné de l’argent au policier pour remise au substitut qui a résisté et a engagé des poursuites contre l’agent pour ces faits. D’ailleurs l’opérateur économique qui a donné l’argent au policier est recherché depuis hier. Ce sont les mêmes gens qui poussent à la corruption des agents publics qui se retournent ensuite pour les vilipender et jeter le discrédit sur les institutions policières et judiciaires. Heureusement que ça n’a pas marché sinon on n’en serait pas là probablement.

Dieu veille car les peaux de bananes et les pièges sont partout.

Source : Dabaliban

4 vues0 commentaire
corona080_ensemble.jpg