Écriture féminine : les femmes maliennes et de la diaspora à l’honneur


Le Réseau des femmes écrivaines du Mali et de la diaspora (RFEMD), en collaboration avec ses partenaires, a organisé, le samedi 30 octobre 2021, au CICB, la 2ème édition de la célébration de l'écriture féminine. La cérémonie d'ouverture était présidée par le ministrede la Culture, de l’Artisanat, de l’industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo.

Cette 2ème édition avait comme parrain M. Daouda Diakité, directeur général de Tchnolab ISTA. Elle a été l'occasion pour les membres du Réseau de réaffirmer leur engagement pour l'histoire de l'univers de l'écriture plus précisément l'écriture féminine.

Aux dires de la présidente du Réseau, Mme Diarra Oumou Sangaré, le choix du contexte montre l’emprise des femmes pour un changement de comportement et d'idée. «Nous avons besoin de faire découvrir notre création littéraire au monde entier et de concourir à des compétitions internationales. Nous voulons continuer à rayonner avec des belles citations acquises à travers notre tradition. Nous voulons partager avec vous d'autres perspectives nouvelles dans le domaine de la culture», a-t-elle dit.

Cette seconde édition a été aussi un moment de rencontre et d'échange entre les écrivaines et leurs lecteurs. D’après la présidente, l'ambition du RFEMD consiste à amener les femmes à produire des livres de qualité et en faire la promotion. Selon elle, il ya des moments difficiles dans la vie d'une nation où il faut faire prévaloir la cohésion sociale, la solidarité et l'entente des hommes. À cet effet, elle dira que les écrivains doivent s'y investir.

«Notre voix, dit-elle, se fera écho des messages de paix et de cohésion nationale dans le cœur et l'esprit de tous ceux qui sont éprouvés. La technologie doit être une alternative pour aller vers le rayonnement des livres dans le domaine de la littérature. Il s'agit de comprendre l'impact du numérique sur les produits offerts par les auteurs jusqu'à la librairie. Nous devons également révolutionner les techniques de promotion des livres en prenant avantage des progrès de la technologie. Nous lançons un appel aux experts du numérique pour intégrer la littérature dans les champs du possible», a-t-elle lancé.

Pour Mme Niaré Fatoumata Keita, l'écriture féminine est toute écriture qui concerne les questions de promotion et d'amélioration des conditions de vie de la femme. Selon Fatoumata Keita, le Mali manque d’espaces de diffusion et de promotion de la pensée.

De son côté, le ministre de la culture estime que dans les sociétés comme la nôtre, il n'est pas aisé pour la femme de conjuguer les tâches que lui impose son statut social avec les exigences de l'écriture. Il explique cela du fait que l'histoire littéraire renferme moins d'auteurs féminins.

«La littérature jusqu'à une époque récente était perçue comme une activité masculine. Et pourtant, les femmes ne sont pas moins douées que leurs frères. Écrire un livre est une activité difficile, vivre de son écriture l'est encore plus. Le ministère de l’artisanat, de la culture, de l’industrie hôtelière et du tourisme est à pied d'œuvre pour l'élaboration d'une politique nationale de livre et de la lecture», a fait savoir le ministre de la culture.

Notons que la célébration de l'écriture féminine vient de la biennale des femmes initiée par la faculté des lettres du Mali en 2014.

Source/Le Reporter par Assan TRAORÉ

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